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CHAPITRE IV

Si nous envisageons le lableau que nous avons dressé des causes des syndromes paralytiques généraux, une chose nous frappe : c'est la fréquence véritablement grande de l'alcoolisme, soit seul, soit associé.

Pouvons-nous dire, nous appuyant sur ce fait, que l'alcool est à la base de la plupart des syndromes paralytiques généraux ? Je crois que out. Mais nous ne pouvons pas aller plus loin. En eflet, de mème qu'il existe des pays syphilisés où l’on ne rencontre pas ce syndrome, nous trouvons des pays comme l'Irlande où, malgré un alcoolisme très développé, le syndrome est inconnu. (D' Ballé.)

Dans notre même statistique, c'est pour plus de 30 o/o qu'y rentrent nos héréditaires soit arthritiques, soit alcooliques, soit cérébraux, soit vésaniques.

C'est encore là une proportion véritablement considérable, car, en effet, et avec plus juste raison que le disait Fournier pour la syphilis, combien d’hérédité inconnue, méconnue ou ignorée. |

D'ailleurs plus l'on pénètre dans l'étude de l’étiologie des syndromes paralytiques généraux, plus on est frappé par sa complexité et il semble, actuellement, bien téméraire celui qui proclame une cause, la cause unique de ces syndromes.

C'est avec plus de raison, nous paraît-il, que l’on pourrait

Ar invoquer non pas une cause mais des causes de ces syndromes et, éclectique, accueillir sans arrière-pensée d'école, tous les motifs qui peuvent affaiblir la cellule cérébrale et y porter des troubles soit réparables, soit irréparables, que ces motifs soient physiques, chimiques ou infectieux.

Mais, en outre.et dans l’état actuel de nos connaissances, les causes extérieures ne sont pas tout et il nous faut revenir à cet état de moindre résistance organique que nos maitres MM. Mairetet Vires baptisèrent, il y a déjà huit ans, du nom de meionexie.

Et à côté de cette moindre résistance anatomique, il semble quil doive y avoir place pour quelque chose d’analogue mais physiologique : la meiopragie.

Pour nous résumer d’un mot et pour conclure, nous ne serions pas éloigné de penser que: tout paralytique général vient au monde avec une prédisposition à réaliser ce syndrome. Cette prédisposition est le plus souvent insuffisante, mais alors le paralytique aura acquis dans la vie l’une ou Pautre des. causes personnelles, généralement admises, et celle-ci agira, soit en tant que cause efficiente, soit en tant que cause occasionnelle, créant ainsi le syndrome paralytique.

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