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nettement individualisés par Lièvre dans sa thèse sur l’Ostéose Parathyroïdienne.
Mais à côté de ces cas où l’ostéo-dystrophie fibreuse paraît être en rapport avec un hyperparathyroïdisme, 1l existe incontestablement toute une série de cas dans lesquels aucune lésion parathyroïdienne n’est décelable n1 cliniquement, n1 par les moyens biologiques : le métabolisme calcique et la chronaxie ne sont nullement troublés.
De tels cas réalisent d’ailleurs beaucoup plus rarement le tableau de la maladie de RECKLINGHAUSEN généralisée que toute une série d’aspects cliniques qui paraissent bien voisins les uns des autres, mais qu'on a trop souvent paru opposer en les décrivant sous les appelations différentes de : formes localisées de la maladie de ReckziNGHausen, kystes osseux dits essentiels de l’adolescence, ou de tumeurs à myéloplaxes.
Or, l’étiologie de ces formes spéciales d’ostéo-dystrophie fibreuse reste encore fort obscure.
Une observation, récemment publiée à la Société de dermatologie par MM. Touraine, RiBapeau-Dumas, Lorrar-Jacog et BERNoOU, a attiré notre attention
LV OP |. eee
sur le rôle que la Syphilis paraît jouer à l’origine de certains cas.
Il s'agissait d’une jeune malade de 16 ans présentant des lésions d’ostéo-dystrophie fibro-géodique au niveau du grand trochanter et de l'extrémité interne de la clavicule droite, et chez qui le rôle des parathyroïdes put être éliminé pour trois raisons :
, La calcémie et le bilan calcique se sont révélés sensiblement normaux ;
La chronaxie n’a pas été modifiée ;
Enfin et surtout l’exploration chirurgicale des parathyroïdes a permis de constater leur intégrité.
D'autre part une exploration radiologique systématique de tout le squelette a révélé l’existence d’une ostéite condensante du ecubitus droit dont la nature syphilitique ne faisait pas de doute.