LE RÉFLEXE MÉDULLAIRE DES SÉLACIENS
P. Chauchard (133) a étudié « l’action des divers étages des centres encéphaliques sur l’excitabilité du réflexe médullaire chez les sélaciens ». Ses expériences ont porté sur le réflexe croisé de flexion de la nageoire pectorale de Scylliorhinus canicula.
« Chez l’animal normal et tant que les centres de la base du mésencéphale restent en connexion avec la moelle, la chronaxie sensitive est faible (subordination) et le réflexe répond à l’excitation unique.
« Après une section en arrière du mésencéphale, la chronaxie sensitive est fortement augmentée, mais l'excitation unique reste efficace.
«Après une section en arrière du bulbe, la chronaxie sensitive reste élevée, mais l'excitation unique devient inefficace et on obtient les lois de sommation typiques du réflexe médullaire de l'animal spinal.
« Nous avons, ainsi, d’une part, pu mettre en évi-
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dence chez les poissons une subordination du nerf sensitif, d'autre part le réflexe ne devient itératif qu’en l’absence du bulbe, alors que, chez la grencuille, il le devient aussitôt après l’ablation de la base du mésencéphale ».
Il y a donc, chez les sélaciens, une dissociation des
centres de subordination périphérique et médullaire.