II. Le système autonome
Les nombreuses recherches qui, depuis la note
princeps de L. Lapicque, ont porté sur l’excitabilité
1. Le système nerveux autonome végétatif commandé aux muscles lisses et aux sécrétions glandulaires. Il est le siège de réflexes qui, par leur jeu, règlent le fonctionnement de la vie végétative.
Anatomiquement et physiologiquement on y distingue :
a) — le système sympathique, b) — le système parasympathique.
Le sympathique présente à étudier, du centre à la périphérie, deux ordres de fibres :
19 Des fibres à myéline qui naissent des périkariones du tractus intermédio-latéralis de la moelle, entre la première racine dorsale et Ja deuxième lombaire ; elles suivent la racine antérieure, puis le rameau communicant blanc, et vont faire relai dans un ganglion soit de la chaîne sympathique paravertébrale, soit situé au niveau des plexus périphériques, mais toujours à distance de l’organe d’aboutissement.
20 Des fibres sans myéline qui partent des périkariones ganglionnaires et se terminent à l’organe d’aboutissement (muscle lisse ou glande); ces fibres sont destinées soit à la distribution segmentaire rachidienne (nerfs vaso-moteurs, pilo-moteurs, secréteurs, trophiques), soil aux viscères.
Le parasympathique est constitué de deux portions : cranienne et pelvienne. Des noyaux centraux partent des fibres qui accompagnent les nerfs craniens ou le plexus sacré et font relai soit à des ganglions situés au voisinage de l’organe d’aboutissement (ganglions
en
du système nerveux autonome végétatif, ont mis en évidence pour la quasi-totalité de ce système l’excitabilité itérative.
Nous étudierons successivement :
— l'excitabilité des fibres centrifuges,
— l’excitabilité réflexe.