LIVRE III
LE DÉVELOPPEMENT DES FORMES D'ORGANISATION ÉCONOMIQUE A L'ÉPOQUE CONTEMPORAINE
La méthode historique dans les sciences sociales, 127. — Les socialistes contemporains, recourant à cette méthode, concluent à la nécessité historique du régime de la propriété collective, 128. — H. Spencer et M. de
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Molinari,parlamêmc méthode, concluent à la nécessité de Tindividualisme absolu, 129. — Pour discerner le sens du mouvement, on étudiera donc les formes d'organisation économique dans leur évolution actuelle, 130. — Les grands courants de la société contemporaine : le capitalisme, ses causes, 130; — l'organisation des forces collectives, 132. — Combinaison ou opposition de ces deux tendances, 133.
Section I. — AgrandissemeDt des entreprises.
Accroissement absolu et relatif de la grande industrie en Allemagne, en France, en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis, 134. — Progrès de la spécialisation dans l'industrie; progrès parallèle de l'intégration, par groupement dans une même entreprise d'opérations connexes jusquelà dispersées, 136. — La concentration dans la navigation maritime, 137; — dans le commerce de détail; grands magasins et succursales; spécialisation et intégration, 138; — dans la banque, dans les assurances sur la vie, 139. — Progrès des sociétés par actions, 141. — Diminution relative des exploitants indépendants par rapport aux salariés, 142. — Causes de la concentration; supériorité des grandes entreprises dans l'industrie, le commerce de détail, la banque, 142.
Section II. — Coalitions d'entreprises.
Leurs caractères distinctifs; leur origine, excès de la concurrence; 14o.
§ L — Cartels. — Définition et but; différentes espèces de cartels; conditions favorables à leur existence, 146. — Les cartels dans la grande industrie en Allemagne, en Autriche, en France, etc.; cartels internationaux, 148. — Les cartels dans la navigation, les assurances, le commerce en gros, 149. — Rareté des cartels en agriculture, 150. — Les cartels dans le commerce de détail, 150.
§ II. — Trusts. — Définition, loi. — Avantages résultant pour les trusts de l'unité de direction industrielle, 152. — Économies résultant du monopole pour les trusts et les comptoirs de vente, 153. — Le développement des trusts aux Etats-Unis ; la surcapitalisation, 154. — Les trusts en Angleterre, 156. — Trusts internationaux, 156.
§ III. — Les effets du monopole. — A l'égard des consommateurs : hausse immédiate des prix; fluctuations ou stabilité des cours suivant les cas; abaissement des prix à l'exportation, 157. — A l'égard des producteurs de matières premières, des négociants en gros et au détail, ICI; — des employés et ouvriers, 162. — Puissance de la haute finance dans le capitalisme développé, 163.
§ IV. — La spfière du monopole. — Monopoles privés d'origine naturelle et artificielle; monopoles d'origine cai)italiste, 164. — Les monopoles résultant de la supériorité des grands capitaux sont-ils destinés à s'étendre
sur tout le domaine économique? 164. — La protection douanière n'explique pas la formation des trusts, 165. — Limites probables du domaine des monopoles capitalistes, iu6.
CHAPITRE XII Les limites de la concentration dans l'industrie et le commerce.
Section I. — L'industrie à domicile salai'iée.
Elle échappe à la centralisation industrielle, mais non à la concentration capitaliste, 168. — Sa nature, ses formes variées, son personnel; formes hybrides d'industrie, 168. — Situation des travailleurs à domicile dans les campagnes, 170; — dans les villes, le sweating System, 171. — Les causes de la situation inférieure des ouvriers à domicile, 172. — Raisons d'existence de cette forme d'industrie à côté du métier indépendant et de la fabrique; la production en masse par des moyens simples, 173. — Forme d'industrie transitoire, d'après K. Marx, 174. — Origines variées, 175. — État actuel en Allemagne, en France, en Belgique; industries à domicile disparues ou diminuées; industries en voie d'accroissement; avantages de cette forme pour l'entrepreneur; le recul devant le machinisme, 176. — La force motrice à domicile, son influence possible sur les destinées de l'industrie à domicile, 180.
Section IL — Le métier indépendant.
Définition, 181. — Décadence ou ébranlement d'un grand nombre de métiers en Allemagne, d'après l'enquête du Verein fur Socialpolitik ; causes du phénomène, 183. — Condamnation absolue du métier par M. Sombart, 185. — Place importante occupée néanmoins par la petite industrie en Allemagne, en France et en Belgique, d'après les statistiques professionnelles, 186. — Raisons d'existence et môme d'accroissement pour certains métiers, dans les campagnes et dans les villes; leur développement favorisé par des besoins nouveaux, 188.
Section III. — Le petit commerce.
Moins éprouvé que la petite industrie; sa raison d'être, notamment pour les objets de consommation journalière, 192. — État du petit commerce en Allemagne et en France, 193. — Rapports dissimulés de dépendance, 193. — Les nouveaux éléments des classes moyennes, 194.
§ I. — Dimensions des exploitations agricoles. — Variations en sens divers observées en France, en Belgique, au Danemark, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, 195. — Aux États-Unis, prépondérance des exploitalions moyennes, 198; — diminution progressive de la contenance
moyenne des fermes, sauf dans les régions nouvellement occupées où dominent les ranches, 109. — Il n'y a pas de tendance générale à la concentration dans l'agriculture, 201.
!; II. — Les conditions économiques de la qrande et de la petite culture. — Relativité de la question, 202. — Les exploi talions parcellaires, 203. — Les avantages de la grande exploitation, moins prononcés en agriculture que dans l'industrie, sont compensés par d'autres facteurs chez le petit exploitant, et surtout par la supériorité de son travail, 203. — La productivité en grande et en petite culture, dans les régions pauvres et dans les pays de culture intensive; le bétail, les machines, 20.j. — La situation du paysan sous le régime de l'économie monétaire, d'après certains écrivains socialistes; vue incomplète de l'évolution; les excès d'une thèse, 208.
g III. — Mouvements de la propriété rurale. — Insuffisance des statistiques, 210. — Stabilité de la petite propriété rurale dans divers pays; diminution du nombre des cotes foncières en France, 210. — La dette hypothécaire; insuffisance des renseignements, 212. — Les créances garanties par des hypothèques sur la petite propriété rurale sont très divisées, 213.
§ IV. — Les effets du capitalisme dans V agriculture. — Transformation du caractère de la propriété foncière, 214. — Progrès de la culture; la culture intensive produisant pour le marché épuise-t-elle la terre? 21 4. — Séparation de l'agriculture et de l'élaboration industrielle des produits agricoles, 215. — Extension du bail à ferme aux dépens du faire-valoir,
216. — Altérations dans la condition des ouvriers agricoles, 217. — Diminution de la population rurale relativement à la population urbaine,
217. — Accroissement absolu et relatif des chefs d'exploitation dans l'agriculture, en France et en Allemagne, 218.
CHAPITUE XIV La coopération.
Différentes espèces de sociétés coopératives, 220. Section I. — Sociétés coopératives simples et leurs fédérations.
Sociétés de production industrielle, leur faible développement en France et à l'étranger; sociétés coopératives de travail, 222. — Sociétés de consommation; leur prospérité en Angleterre et dans divers pays, 224. — Organisation fédérative des sociétés de consommation; magasins de gros; la production par les sociétés de consommation et les Wholesules en Angleterre; essais dans le même sens sur le continent, 226. — Sociétés de construction et de prêts; leur développement aux États-Unis et en Angleterre, 228. — Mutualités, principalement en Angleterre, en France et aux Étals-Unis, 229. .
Section II. — Sociétés coopératives complexes formées entre entreprises indépendantes.
§ I. — La coopération agricole. — Mouvement général d'association dans l'agriculture à la fin du xix« siècle, ses causes, 230. — Sociétés
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d'achat; syndicats agricoles français, sociétés diverses à l'étranger; organes centraux d'achat, 232. — Sociétés de vente; les difficultés, les premières applications; les Kornhàuser en Allemagne, 233. — Sociétés d'assurances, d'élevage, etc., 23G. — Sociétés agricoles de production; les laiteries coopératives au Danemark et dans d'autres pays, 236; — fruitières et caves coopératives, 240. — Sociétés de crédit; les caisses rurales, principalement en Allemagne et en Autriche, 240.
§ II. — La coopération dans la petite industrie et le petit commerce. — Sociétés d'achat, de vente, d'emmagasinage, d'atelier; obstacles à leur développement, 241. — Les corporations obligatoires de métiers en Autriche et en Allemagne; résultats négatifs, 243. — Sociétés de crédit; les banques populaires en Allemagne et en Italie, 246.
Section III. — Relations entre les différentes branches de la coopération.
Sociétés à fonctions coopératives complexes; concours mutuel entre sociétés coopératives de nature différente; fédérations coopératives complexes en Allemagne, Autriche, Suisse et Belgique, 248. — Relations d'affaires entre sociétés de production et de consommation, 250.