‹ Les tapageurs: comédieChapitre 102 sur 144 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Voici le souper. Madame est une étrangère, en admiration devant les Parisiennes. (Montrant Clarisse.) Vous m'avez présenté à madame et dans une redoute toutes les propositions indiscrètes sont permises. Si nous réunissions nos deux tète-à- tète?

LE PRINCE

Ah!

JORDANE.

Ces dames pourraient garder leurs masques.

Nous réunir!... Mais, mon cher Jordane, vous êtes un voisin dangereux, vous.

JORDANE.

Oh! prince, oh!

LE PRINCE

Vous êtes un charmeur, auquel on ne résiste pas.

JORDANE.

C'est une épigramme. Donnez-moi plutôt une mauvaise raison.

LE PRINCE

Je vous en donnerai une excellente. Il est des heures où l'on devient égoïste, et je suis dans une de ces heures-là.

JORDANE.

Je suis désolé de ma proposition, d'autant plus qu'elle paraît avoir troublé madame.

LE PRINCE

En quoi?

JORDANE.

Je le devinerais peut-être, mais je ne pousserai pas plus loin m6n indiscrétion.

LE PRINCE

Il se peut au contraire que votre offre gracieuse plaise à madame, et alors nous serions des vôtres.

CLARISSE

J'accepte.

LE PRINCE

Madame accepte.

JORDANE.

Je vous remercie^ madame.

VALAJOL, ejitrant.

Le ballet ! Le Triomphe des roses. Voici le ballet.

LES INVITÉS, dans le fond.

AhllebaUetl

JORDANE.

Nous nous retrouverons ici?

LE PRINCE

Après le ballet.

OLGA

Gomme elle me regarde!

Jordane et Olga disparaissent.

LE PRINCB.

Vous avez accepté, madame !

CLARISSE

Oui, monsieur, oui.

Alors, madame, je vais donner des ordres.

CLARISSE

Allez, monsieur, je vous attends.

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