ACTE TROISIÈME
MADAME DESCOURTOIS.
Oui, madame, (eq baissant la voix.) Je ne connais pas assez mademoiselle Geneviève pour la féliciter.
CLARISSE
Sur quoi?
MADAME DESCOURTOIS.
Sur son mariage avec M. Raoul de Jordane.
CLARISSE
Comment?
MADAME DESCOURTOIS.
Il n'est bruit à Paris que de ce mariage, et tous les journaux du soir l'annoncent.
CLARISSE
Vous venez de voir, madame, qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte.
MADAME DESCOURTOIS.
Oui, madame.
Elle sort par le fond.
CARDONAT.
Puisque j'ai l'honneur, madame, d'être le trésorier de votre œuvre, je tiens à vous offrir, comme don, dix actions du Danube. Elles sont en hausse. C'est une petite fortune pour vos jeunes protégées.
CLARISSE
J'accepte tout pour elles.
JORDANE.
Mademoiselle, voulez-vous prendre mon bras?
GENEVIÈVE
Très volontiers.
BRIDIER.
J'ai quelques visites à faire, je reviendrai chercher Geneviève.
GENEVIÈVE
Ne vous préoccupez pas de moi.
Elle sort avec Jordane par la gauche.
BRIDIER, à Clarisse.
Comment avez-vous pris M. Cardonat pour trésorier?
CLARISSE
C'est M. de Jordane qui l'a désiré.
Elle sort par la gauche.
Ahl
BUIDIER.
II se dirige vers le fond; Cardonat Parr&te.