‹ Les tapageurs: comédieChapitre 54 sur 144 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CA.RDONAT.

Que VOUS disais-je?

JORDAN E, à part.

Administrateur chez M. Cardonat, c'est raide! Mais je lui dois bien ça.

CLARISSE

On a servi le thé.

On se dirige saccessivement vers le pan coupé droit, par oU l'on disparaît au fur et à mesure. — Cardonat et madame Descourtois d^abord. — Madame Puyjolet et Geneviève, descendant des salons, prennent le bras de Valajol et de Puyjolet. — Gustave accompagne** Bridier.

JORDANE.

Mais le prince OrbeUani est ici.

OLGA et CLARISSE.

JORDANE, bas à Olga.

Vous avez une raison de fuir le prince; je la devinerai.

OLGA

Ne cherchez pas, j'irai à sa redoute.

CLARISSE, qui a entendu.

Oh ! cela, ce serait trop !

OLGA, bas à Jordane.

Pour vous.

CLARISSE

Valentine, je suis des vôtres ; demain je vous accompagne.

JORDANE, à part.

Pour vous! c'est un aveu.

Ah! je vous ai attendu, prince, pour vous demander

Totre bras ; je m'empare de vous, vous allez me maudire.

LE PRINCE, revenant du fumoir.

Est-ce mon ami Jordane qui vous donne de moi une

si mauvaise opinion? (Balistrac offre son bras à Olga, qui passe

devant le prince. — A Clarisse. J Quelle est donc Cette belle personne?

CLARISSE

Une Moldave, madame Cardonat.

LE PRINCE

Cardonat?

CLARISSE

La femme du banquier Cardonat.

LE PRINCE

Ohl sa femme!

CLARISSE

Vous la connaissez?

LE PRINCE

Il me semble que je l'ai vue déjà.

JORDANE, à Saint-Ghamas.

Est-ce qu'il l'a eue aussi à souper?

Le prince se dirige vers la salle à manger avec Clarisse, Raoul avec Valentine, le docteur avec Agathe, J.ordane avec Saint- Chamas.

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