ACTE PREMIER
PLTJOLET.
Quel impôt?
MADAME PUYJOLET.
L'impùt sur le bleu.
PLYJOLET.
Quel bleu ?
MADAME PUYJOLET. ^
La couleur bleue, qu'on imposerait et que tout le monde porterait par patriotisme.
PUYJOLET.
Si on la vendait moins cher que les autres.
MADAME PUYJOLET.
Vous ne comprenez pas.
YALAJOL, parais^^ant au fund à gauche.
Pas encore au desserti
MADAME PUYJOLET, bas à son mari.
M. Valajol, l'ami de la maison.
PUYJOLET.
Ah!
Il salue Valajol, qui ne le voit pas.
VALAJOL, allant droit à Saint- Chamas et s^asseyant près de lui sur TS.
Saint-Chamas, notre éloquent Saint-Chamas !
SAINT-CHAMAS.
Vous étiez à la Chambre?
VALAJOL.
Non, je parle en général.
SAINT-CHAMAS.
Aujourd'hui, j'ai interpellé le ministère.
VALAJOL.
Vous avez été admirable.
SAINT-CHAMÀS.
On VOUS, l'a dit?
VALAJOL.
Mes compliments, cher ami.
SAINT-CHAMAS.
Je les accepte, parce que je sais qu'ils sont sincères... Je suis venu un peu tôt, pour avoir des nouvelles. (Prenant un air désespéré.) Ce qui arrive à notre illustre ami est abominable.
VALAJOLy étonné.
Quoi donc?
SAINT-CHAMAS.
Son aventure avec Zoé.
VALAJOL.
Quelle aventure?
SAINT-CHAMAS.
Dans sa grande situation, père d'un fils de vingt- deux ans, marié en secondes noces avec une toute jeune femme adorable...
VALAJOL.
Stop! stopl Saint-Chamas, ne vous apitoyez pas; il n'est rien arrivé du tout avec Zoé.
SAINT-CHAMAS.
Je dis Zoé, c'est peut-être Nadine.
VALAJOL.
Mais non, Nadine est à Raoul.