ACTE DEUXIÈME
ARCADIE
Et puisque j'ai rhonneur d'être votre maîtresse...
LE PRINCE
L'honneur!... vous me flattez.
ARCADIE
Il me semble que j'ai droit à des égards.
LE PRINCE
Qu'entendez- vous par égards ?
ARCADIE
Les prévenances que l'on doit à une femme dans ma situation.
LE PRINCE
Vous voulez qu'on vous tutoie ?
ARCADIE
Alors, je ne suis plus rien chea vous ?
Vous y êtes tout, ma chère, quand nous sommes seuls. .
ARCADIE
C'est gentil, ça. Vous devez donc désirer qu'on s'occupe de moi?
LE PRINCE
Je le désire tellement que je vous avais recommandé de mettre, ce soir, tous vos diamants.
ARCADIE
Ohl non!... quand on reçoit!... Et puis, ce n'est pas ça, je veux des égards.
LE PRINCE
Moi, ma chère, je ne peux vous donner que des bijoux..» vous trouverez un écrin sous votre serviette.
Il s^éloigne.
ÀRCADIE.
On ne peut pas se fâcher avec cet homme-là.
BALISTRAC.
Voici le moment.
CAR DON AT, à Balistrac, quUl arrête.
Quelle est cette jolie personne qui causait avec le prince ?
Arcadie... la maîtresse régnante.
Il se remet à la poursuite du prince.
CARDONAT.
Ah! (n va la saluer.) Vraiment, madame, cette fête est adorable.
ARCADIE, enchantée.
Vous trouvez, monsieur? Nous avons fait ce que nous avons pu,
CARDONAT.
On y sent partout la main d'uner femme.
ARCADIE
Êtes- vous allé au buffet ?
CARDONAT.
Pas encore.
ARCADIE
Il est au premier. Je vous recommande le Champagne, c'est moi qui l'ai choisi.
CARDONAT.
Me permettez-vous de vous offrir mon bras?