ACTE DEUXIÈME i
VÀLENTINE.
Hein?
PUTJOLET.
Ma femme, que je cherche depuis une heure.
RAOUL
Vous vous trompez, monsieur.
PUTJOLET.
Il est toujours convenu que les maris se trompent, mais moi...
RAOUL
Vous, monsieur, vous serez comme les autres.
PUTJOLET.
Non pas, je m'y oppose.
RAOUL
Il le faudra pourtant... Raoul de Jordane, rue...
PUTJOLET.
Je vous connais parfaitement.
RAOUL
Alors, ce que nous dirions de plus serait inutile.
PUTJOLET, ahuri.
Je ne peux pas vous réclamer ma femme?
RAOUL
Si, monsieur; demain, à l'heure qu'il vous plaira.
Il s'éloigne avec Valentine par le fond à droite. PUTJOLET.
Gonmient, demain!
VALENTINE, à Raoul.
Ne me quittez plus.
ii6 LES TAPAGEURS
ARCÀDIE, à Puyjolet.
n ne faut pas que ça vous étonne, il plaît à toutes les femmes.
PUYJOLET.
C'est trop fort !
Il se retourne et se trouve en face de madame Puyjolet, toujours au bras de Saint-Ghamas et venant du fond à gauche.
MADAME PUYJOLET.
Ah!
Elle quitte le bras de Saint-Ghamas et sMchappe par la salle.
PUYJOLET.
C'est encore elle ! Je la vois partout maintenant.
Il recommence sa poursuite.
YALAJOL, qui est venu du fond, passant à côté de Clarisse.
Bonjour, Esther.
CLARISSE
En voilà un qui me prend pour Esther.
YALAJOL, bas.
Sois prudente, le baron est ici. Quand soupes-tu avec moi?
CLARISSE
Demain.
YALAJOL.
A minuit, chez Bignon, je t'attendrai.
LE DOCTEUR, du fond.
BaUstrac m'a échappé... 11 est très congestionné, je lui ai fait prendre trois tasses de camomille. ^
AGATHE, prenant son bras.
Vous VOUS amusez bien à cette redoute?