QUELQUES ÉGLISES DU SAINT-SÉPULCRE
à de Saint-Victor ' et îi Jaillot ", sur V Église du Saint-Sépulcre de Paris.
Le pape Jean XII ayant sollicité une nouvelle croisade, en 1324, des croisés en attendant le départ, fondèrent une association sous le titre de Confrérie du Saint Sépulcre d'outremer, et Louis de Bourbon, comte de la Marche et de Clermont 3, leur donna deux cents livres parisis pour faire bâtir une église et un hôpital destiné à recevoir les pèlerins qui passeraient par Paris, soit en allant en Terre-Sainte, soit en en revenant.
La donation est du 5 janvier 1525, et la place fut achetée dans la censive de Saint-Merry, ce qui amena même, vers 1350, à l'occasion de cette nouvelle fondation, un différend entre le chapitre de Notre-Dame, dont l'église du Saint- Sépulcre était une des quatre filles et le chapitre de Saint- Merry.
La nouvellle confrérie ayant été autorisée par lettres-patentes de Philippe VI à bâtir une église et un hôpital avec cloche et clocher, l'église avait été commencée en lô^i; ' et fut achevée en 13w27.
1 Tableau lasl. et pilt. de Parts, t. |, 2« part., Paris, in-6°, 1602. n. gr.
2 Jaillot, Rechercha sur Paris, xi^ quartier, p. 13.
3 Ce prince, qui fut Tun des plus rudes champions de l'indépendance française contre les tentatives si nombreuses à s<>n époqua des Anglais, vit son comté de Clermont érigé successivement en duché et en pairie par les î ois Charles-le-Bel et Philippe de Valois, et, choisi pour commander la ci ordonnée en 1312 par le Concile de Clermont, Louis de Bourbon avait, passage à Lyon, acheté à Eudes, duc de 1 le, le titr» Thessalonique, moyennant quarante mille écus.
4 Ce fut Guillaume, archevêque d'Àuch, qui posa la première pierre le H mai L3S \ié <\ s évêquei d'Amiens, d'Àotun, de Tréguiei 1 1 de Mende, en présence de Louis de Bourbon, de Clémence, reine de Frsnce; d'Isabelle,
d'Angleterre; de Blanche de Bretagne, »eur< !
\ I lis, <'t d'un grand nombre nn< s qus :
•il) LQUE9 i • LPULCRE.
Le portail ' était ogival. Sur le trumeau séparant les deux
battants de la \ I lit une ligure de Jésus-Christ. De
chaque côté, trois niches dans le renfoncement de cette porte, deux sur le mur de face et une sixième sur un contn saillant, recevaient les statues des douze apôtres. Au-dessus des battants de la porte, dans la partie pleine de l'ogive, étaient sculptés l'ensevelissement et la résurrection et, dans les ogives d'encadrement, une multitude d'anges. Dans le tympan, entre l'ogive et le fronton aigu qui l'encadrait, on kit, dans un oculus plein, les armes de Jérusalem une croix potencée accompagnée de quatre croisillons potenc même) et au-dessus, les armes de Franc
Ce portail fut enclavé plus tard dans un corps de bâtiment plus moderne, sans aucun style et surmonté d'un petit campanile avec abat-sons et présentant sur la façade l'angle de deux de ses côtés,
Il porta longtemps en caraet-' biques l'inscription
suivante :
L'An de grâce MCCCXXVII, le vendredi devant rYoé'/, fut chantée la première Messe de cei église, et les fondements h si comme il appert j>ar Maître Guérinde Lorcignes^ </ ce portail et le fonda premièrement ^ etc. 3
L'église, d'architecture gothique, mais sans aucune particularité remarquable dans sa c instruction, était en croix et
1 Voir la planche <l<>nn<'<- pai Millin, <i Duchetn
Carpeniier,
'Lors de l'érection du Bourbonnaii en duché-pairie, Louii I". duc de Bourbon, avait conservé lei ai met <!<• Fi ence qu'il tenait <!•• •
mrc, li&ième (ils <!<• lainl Louii i i comte de Clermont-en-Baaw au ii«'n de prendre cellei de ion duché qu'il tem < endante directe d'Archambaud, premier li B
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