‹ Les temples et églises circulaires d'AngleterreChapitre 4 sur 20 · LKS PREMIÈRES MANIFESTATIONS RELIGIEUSES CHEZ LKS PEUPLES PRIMITIFS · texte numérisé non relu

LKS PREMIÈRES MANIFESTATIONS RELIGIEUSES CHEZ LKS PEUPLES PRIMITIFS

Dans l'état «le nature, l'intelligence de l'homme n'est que de bien peu supérieure à l'instinct de la brute. L'h mm< a cependant conscience, même dans cette condition inféiieure

Nom av. .us cru, en prenant pour base de ce travail, celui de l'auteur

5 LES TEMrLES ET i IRCULAIRES D'aNQLETE&RX.

traitée de sauvage, d'un pouvoir supérieur et terrible. !.. d'après l'opinion générale des philosophes, quelques noti

spéciales de ce pouvoir ou de cette divinité marquant chaque état de société ou de civilisation, le développement du culte et des manifestations religieuses de l'homme doit correspondre avec le degré d'avancement de cette civilisation. C'est au reste ce dont les annales primitives de chaque conti. e fournissent les preuves les pins évidentes en nous signalant, dès les temps les plus reculés, la vénération Bervile avec laquelle les hommes primitifs adoraient quelque idole de fabrication grossière ou quelque objet plus sensible à l'esprit. Et comme, chez l'ignorant, l'œil est plus susceptible que l'oreille, et que les impressions ressenties par la vue agissent plus directement sur l'esprit que celles ressenties pur l'ouïe, la ci d'hommes la plus avancée adopta, presque dès l'origine, un petit nombre de figures primitives pour personnifier des sujets métaphysiques.

Parmi ces figures, le cercle passe, suivant différents auteurs, comme le plus ancien, le plus mystique, et, par conséquent, le plus puissant de ces emblèmes. Il représente l'éternité, l'infini, etc., et, au dire des Biudous, il doit son origine à un serpent enroulé, figure que, après l'addition d'ailes surtout, on regarda avec une profonde vénération. Les Egyptiens aussi voyaient, dans un globe ailé sur lequel s'enroulait un serpent, un symbole de la divinité; et, sur

anglais John Riutton (The architectural antiquitics ofdrcat-BrUain, r< 1. I, in-'»0, 1807. London, with plates), devoir conserver, dans les partiel qo< tYoni traduites, quelque! développement! qui pourront paraître inutiles à

certains île QOfl lecteurs t | dani L'étude dfl l'i nonumen-

maii, outre que cei détaili offrent par enx-mémei un réel Intérêt, Ui

lerriront di plm i montrai L'étal d'avancement qu'avaient atteint an Angle-

. au commencement de ce siècle, les études irchéol . latives aux

édifie* - du M > n- I

les portes chinoises, des représentations de serpents enroulés ont pour but d'éveiller de semblables idées \

Parmi les plus anciens, si ce ne sont réellement les premiers de tous les spécimens des Temples circulaires, étaient ces ensembles de piliers de pierres brutes, habituellement appelés druidiques et qui se retrouvent à l'origine de presque tous les peuples a. Ils sont presque uniformément disposés en cercles et consistent en une, deux, trois ou quatre rangées concentriques de pierres mises debout, mais non travaillées 3.

1 Voir Stlkely, Description, etc. de Jrebury, f°. — Le cercle se trouve dans le thêta de 0sc;, mot grec signifiant Dieu, et le serpent, clans le thêta indique Dieu dans le monde, tandis que la représentation hiératique indoue de Brahm, le dieu suprême, figurée par un cercle dans un triangle, indique le monde contenu en Dieu, comme il était avant la création. — Essai sur Zeus, etc., par M. L. Cai.lammikat, in-8°. Angoulême, J870.

5 « Moïse, se levant dès le point du jour, dressa un autel au pied de la montagne et ûouzi monuments de pierre, selon le nombre des douze tiibus d'Israël. •> — Exode, ch xxiv, v. 4. — Voir aussi King (Munimenta antiqua, vol. i) ; cet auteur a décrit et figuré de nombreux cercles de pierres. — 11krodote (liv. îv, xcn) rapporte que, dans sa guerre contre les Scythes, Darius, fils d'Hystaspe, ayant passé l'Articus avec son armée, fit disposer des monceaux de pierres en témoignage de cet événement. — Le même Darius toujours d'après Hérodote (liv. îv, i.xxxvn) i ordonna à l'architecte Rffan* droclès d'élever pi es du rivage du Bosphore deux colonnes de pierre blanche, et fit graver sur l'une en caractères assyi iens, et sur l'autre en caractère! grecs, le dénombrement des nations dont étaient tirées les tronpel d.- l'aimée qu'il conduisait. »

8 Le Seigneur dit encore à Moïse : i Si vous me faites un autel de pierres vous ne le bâtirez pas de pierres taillées ; car il sera souillé si vous y employez le ciseau. » — Exode, ch. \\, v. 25. — Stonehenge, croit Bbitton, est le seul exemple dans la Grande-Bretagne, où les pierres ont été équarrltê ou taillées avec des outils; d'où certains antiquaires en concluent que ce n'est pas une construction purement druidique. — (Il est bi>'n entendu que ce mot druidique est employé ici comme l'auteur anglais l'a employé ; mais que, partageant les doutes des archéologues modernes IUT l'origine d<ces monuments mégalithiques répandus sur presque toute li surface du globe, nous n'entendons nullement préjuger Is question sur le terme qu'il convient ■m appliquer.)

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Plusieurs de ces < le formes et de dimensi

différentes, existent encore dans lies, de (

nwal, de Cumberland, d'É sse, d'Irlande et dans les autres parti.-.- des llea Britanniques, ainsi qu'en Bretagne, en Danemark l, etc.; mais les plus considérables, comme grandeur et aussi à cause de la vénération que leur accorde le peuple anglais, sont ceux de Stonehenge et «le Arebury, tous deux dans le Wiltshire.Le premier n obtenu une célébrité exti dinaire; mais quoique ce temple primitif soit resté h ancienne place et offre sur une étonnante échelle un plan surprenant, il est rarement cité par les Antiquaires et à peine connu même des Anglais *. Sou centre consistait en une rangée circulaire d'immenses pierres, au nombre (1 aviron, avec quatre autres cercles dans la même aire. Le tout était environné d'un profond fosse et d'un liant talus. Deill avenues, ou plutôt deux doubles rangées de ; ierres dres s'en écartaient et étendaient chacune leurs lignes à au moins un mille s du centre, et Tune d'elles se terminait par deux rangées ovales de pierres dressées.

Ll s PREMII i;s 1 1 MPLRS.

« 'était et c'est encore la coutume de b inucoup de nati

1 Dans Dombrc d'autres pays, oon-seulement de l'Europe et de L'ancien monde, mais encore det deui Amérique - a re-

connu, depuii <}u<l(iu' s innées, des n onumenti mégalithiques de l'ai t le plu ;ui s. 1 1 enl i pi ouvei L'étei néi sle do culte

rudimenUire dont ils étaient les plus lm|

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logiquei • monum< uti

nus de plutieun tuteurs français), d'au

kei v (vol, in-f . n. pi.) citée pai Ban r< :. comme un oui t i bar,

M trouvant seulement danslei bibliothèqs nient,

• la portée de foi t p< u d< --. »

1 Environ an kilomètre ti demi.

d'adorer le soleil, la lune, le feu, ou quelque autre objet visible, Boit à ciel ouvert, soit sur le sommet d'une montagne ', ou dans une aire enceinte cie talus 2, etc. ; car, avec des idées plus sublimes que faciles à expliquer, nombre d'anciens peuples ne trouvaient pas respectueux de confiner leurs dévotions dans des murs de pierre. La voûte de leurs temples était la voûte même des deux 3, et leur coun-d'œil n'avait d'autres limites que le cercle du vaste horizon. Les Perses, les Scythes 4, les Numides, les Bithyniens, les Celtes, etc. ; suivant les témoignages des plus anciens auteurs, donnaient cette ampleur aux manifestations de leur culte.

Dans les régions du Sud et dans les climats tempérés, on put facilement persister dans de telles costumes; mais, dans les contrées du nord, où se faisaient sentir les rigueurs du froid et des tempêtes, il fallut se garantir contre les intempéries des saisons et, dans ce but, recourir aux cavernes naturelles ou en former d'artificielles

1 Dans HomÈke, entre autres exemples, au chant xxu de Y Iliade [la )nort ■ Ht /or), Jupiter fait entendre ces paroles : « . . .Mon âme a pitié d'Hector, qui souvent brûla pour moi les cuisses des taureaux, et sur les sommets de et dans la citadelle d'Ilion. »

- BuiTiON n'hésite pas à conclure, par l'étude des temples ou mieux des enceintes druidiques qui lui étaient connues, que toutes devaient être entourée! d'une levée de terre ou vallum et d'un fossé, affirmation dont il est prudent de lui laisser garder t<>ute la responsabilité.

3 Suivant Paisamas [Atliquc, ch. xxi), le temple de Jupiter Coniui n'avait pas de toit, et quelques archéologues pensent qu'il en était de même d'un grand nombre de temples grecs, connus pour cette raison sous le nom de Toupies hypèlht

' Hébodote (liv. iv, ch. lx n) nous décrit lei seuls temples élevés parles Scythes ot consacrés nu dieu Mai s, comme consistant en un-- lire quadrangulaire, formée de fascines si ble d'un seul côté, et ayant environ

(cinq cent ciiiq/nni' Dgueur sur autant de larg DP.

[ isti ; il i S ' Niusov ' m Habitant» primit

trad. fr., Renwald, Paris, 1868, n. pi.), rt In-

ition qui n r dans les mœui i

>miers habitants de la terre, lurenl se trouver, pai l'immi-

I EGLISES Cl UL41RES Ù ANGLETERRE.

LKS TEMPLES RONDS Dl LA 6RËCE ANCII

. premièi -tractions sucrées offrant quelque régu-

larité furent, suivant Hérodote et Strabon, érigées par

tiens : mais les plus anciens temples et tabernacles que

nous trouvions décrits, sont le Tabernacle dans le désert t'ait par ordre de Moïse ' '■ le splendide Temple de Salomon '. Nous écarterons au reste de cet essai toute considération sur les temples en général, nous bornant à mentionner ici un petit nombre de ceux bâtis sur an plan circulaire 3.

Quoique l'on puisse facilement supposer que la Grec l'époque de sa splendeur architecturale, offrit plusieurs beaux spécimens de ces constructions, Pausanias n'en cite que six. et on ne connaît qu'un seul édifice circulaire à Athèn- ville par excellence de l'antique Grèce. On l'appelle le Monument choragique de Lysicrale, et, quoique de très-petites dimensions (il a seulement six pieds anglais, moins de deux mètres de diamètre extérieur), il est beau de proportl d'ornementation. Ce temple est d'ordre corinthien et l'on dit

grationdans les pays septenti tonaui, ou poQi toute tutre cause, en botta aux intempérie! d<-s Mitons.

1 La Bible nom s conservé la deicripl oncle, œn?re d

m Léel et de Ooliab, el consistant en boii àe létim I de Lames d'or.

2 Consulter mrce temple, construit par le phénicien Hirmm on Hurnm, Is Dlctionnaù Cil mit, les nasaux de M M Bai

m. m \ fc, VHistoir* «ointe d'après In bible d M v .Doaur,

h dé la Btole de Smith, nn rolun

Ulwstrét de C. TiTLon et la Renne di VAri chrétitn, années I870«t 1871, i. i • mples ronds sent i i ,liv lv> 8 I

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LES TEMPLES ET ÉGLISES CIRCULAIRES d'aNGLETERRL. "7

qu'il fut érigé environ trois cents ans avantl'ère chrétienne, au temps de Démosthène,d'Apellesetd'Alexandre-le-Grand '. La Tour des Vents, dans la même cité, quoique pouvant être considérée comme un édifice circulaire, offre la forme octogonale2, et le petit Temple rond de Rome et Auguste, dont on a découvert des fragments a L'extrémité orientale de l'Acro ♦ pôle, était nue médiocre création de l'art romain.

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