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LES ACTES DE SAINTE THÊCLE

A ICONIUM, VERS l'aN 4 7

Malgré le discrédit dans lequel ils sont tombés depuis longtemps, les Actes de sainte Thècle demeurent un document de premier ordre, tant à cause de leur valeur intrinsèque que de leur histoire littéraire tout à fait curieuse. A la fin du IP siècle, Tertullien, s'adressant à une secte gnostique qui revendiquait pour la femme le droit de baptiser et de prêcher, disait : « On

1. Plusieurs pièces ont été ajoutées au recueil des textes authentiques. A cause de leur antiquité et des traits empruntés à des originaux par les rédacteurs, on n'a pas jugé devoir les omettre. Néanmoins, la plupart sont tellement altérées par des détails inutiles, souvent même ridicules, que l'on a retranché dans presque tous les récits quelques-unes de ces interpolations. Si l'on n'a pas pris la peine de mentionner les coupures chaque fois qu'on les a faites, c'est que le présent recueil n'a pas une portée documentaire. Aucune traduction n'en saurait avoir d'ailleurs. Dans l'état actuel de la chronologie philologique, toute traduction n'est qu'un à peu près. La perfection, en pareille matière, réclamerait au préalable l'histoire régionale, locale même, de chaque terme, de ses acceptions successives, de ses sens de transition, avec la date de chacun de ces états. Alors, mais alors seulement, on pourrait traduire à coup sûr et rendre dans nos langues modernes, avec une rigueur mathématique, tel ou tel mot suivant qu'on le rencontre dans tel ou tel document, en tel pays, à telle époque.

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m'objecte, en faveur de cet usage, l'exemple de Thècle ; qu'on sache bien que celui qui a écrit les Actes de cette sainte est un prêtre d'Asie, il les a donnés comme ayant été écrits par Paul l'Apôtre; mais, convaincu de fausseté, il dut avouer qu'il les avait inventés par dévotion pour Paul, et on le dégrada. )> {De Baptismo, i-.) Deux siècles plus tard, saint Jérôme écrivait : « Les voyages de Paul et de Thècle, et toute cette fable d'un lion baptisé, nous les rejetons au nombre des écrits apocryphes » (Catal. script, eccl. : in Paulo.); enfin, l'auteur du décret dit de Gélase rangeait les Actes de Thècle parmi les livres apocryphes que l'Église romaine condamne. Cette triple condamnation est un motif d'intérêt tout particulier en faveur d'une pièce si antique et dont nous possédons le texte, donné par Grabe au commencement du siècle dernier. Il est très probable que cette version a subi un remaniement de la part d'un chrétien qui en aura fait disparaître les passages peu orthodoxes. C'est ce qui explique comment les Actes découverts par Grabe ne renferment pas l'épisode du lion baptisé et offrent quelques traits qui ne concordent pas avec le signalement fourni par TertuUien.

Dans tous les cas, et avant toute autre chose, il nous faut prendre connaissance de cette histoire. Je laisse maintenant la parole à Dom Cabrol.

Le théâtre des événements que l'auteur nous raconte est nettement délimité ; nous nous trouvons transportés dans les provinces du midi de la presqu'île d'Asie-Mineure, la Lycaonie et la Cilicie, entre les villes d'Iconium, de Séleucie, la rivale de Tarse, assise comme elle sur les bords d'un vaste golfe aux harmonieux contours, d'Antioche de Pisidie, une des villes les plus importantes de la haute Asie-Mineure. Le cadre est merveilleux ; les montagnes du Taurus et de l'Anti- Taurus descendent en gradins jusqu'à la mer, d'un bleu intense qui, sous le soleil éclatant d'Orient, baigne les rivages de l'Asie-Mineure ; avec ses lacs et ses vallées profondes, le pays rappelle m les pittoresques et romantiques régions alpestres des environs du lac Majeur et du Tessin ». Un descriptif en eût tiré un magnifique parti, mais l'auteur de nos Actes, il faut l'avouer, se préoccupe fort peu du paysage.

Au point de vue religieux, les populations de ces contrées

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étaient dans l'antiquité très adonnées aux cultes orientaux ou aux religions de la mythologie gréco-romaine. Les juifs y avaient fait de nombreuses recrues et avaient établi des communautés juives dans la plupart de ces villes. Plusieurs d'entre elles, Tarse, Derbé, Lystres, Iconium, Antioche de Pisidie, Perge, gardaient encore très vivant le souvenir des prédications de saint Paul, qui, plusieurs fois, avait foulé ces routes et contourné, dans ses courses apostoliques, les hauts massifs du Taurus.

Les Actes commencent au moment où saint Paul arrive pour la première fois à Iconium. La ville, assez considérable à cette époque et devenue depuis peu colonie romaine, était située de l'autre côté du Taurus sur les bords d'un lac, à l'entrée du désert qui s'étend au centre de l'Asie-Mineure, non loin d'un volcan éteint, le Karadagh, ou Montagne Noire.

C'était la première mission de l'Apôtre dans ces contrées. Saint Paul, qui était accompagné de saint Barnabe, demeura assez longtemps dans cette ville, y convertit des juifs et des païens et y fonda une église. Plus tard, une émeute suscitée par les juifs força les apôtres à s'éJoigner.

Les Actes nous disent que Tite, disciple de Paul, était venu à Iconium, précédant l'Apôtre dans sa mission. Il y avait fait la connaissance d'un certain Onésiphore, qui donnera l'hospitalité aux deux missionnaires. Onésiphore, sa femme Lectra, et ses fils, Simmia et Zenon, vont au devant de l'Apôtre sur la route royale de Lystres ^ Ils l'aperçoivent bientôt, et sa personne répond complètement à la description que son disciple en avait donnée : petit, chauve, les jambes courtes, les sourcils qui se rejoignent, le nez aquilin. Mais l'expression du visage était plus angélique qu'humaine et la grâce divine rayonnait en lui.

Onésiphore le salue de ces mots : « Salut, ministre du Dieu

1. II semble donc que pour l'autour c'est d' Antioche de Syrie que vient l'Apôtre. Mais il y a ici confusion, et malgré l'opinion de Basile de Séleucie, l'Antioche dont il est question dans les Actes est bien l'Antioche de Pisidie. Cf. SclUau, loc. cit., p. 84, note 3 ; et Ramsay, The Chiirch in thc roman Empire, p. 38i.

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béni 1 — Grâces soient à toi et à toute ta maison », répond l'Apôtre; et il devient l'hôte de l'Iconien.

Saint Paul fait alors un petit discours, qui nous est donné par l'auteur des Actes. Le dessein de ce dernier commence dès lors à se trahir. L'Apôtre fait l'éloge de la virginité et de la continence, mais en de tels termes qu'il semble réserver toute son estime et son admiration pour cet état au détriment du mariage. C'était la tendance, à cette époque, de certains hérétiques gnostiques ou montanistes, d'exalter la virginité, de condamner le mariage et de reprocher à l'Église comme une faiblesse le respect qu'elle témoignait pour cette institution. Dans un autre passage, Démas et Hermogène qualifient ainsi l'enseignement de Paul : " Il enlève les femmes à leurs maris, les jeunes gens à leurs fiancées, et enseigne que ceux-là seuls ressusciteront qui auront gardé la virginité. » Il est présenté en général comme défendant aux femmes de se marier, et ne parle d'autre chose que de la virginité.

Cependant, saint Paul était entré dans la maison d'Onésiphore et il y tenait ces discours. C'est le moment que l'auteur choisit pour introduire son héroïne. Thécla est une jeune fille remarquable par sa beauté, d'une des premières familles de la cité, fiancée à un citoyen d'Iconium, Thamyris ; sa mère a nom Théoclia. Elle habite une maison voisine de celle d'Onésiphore. Thècle a remarqué l'étranger, elle l'a vu entrer dans la maison, elle peut, en se tenant à la fenêtre, l'entendre sans le voir. Elle ne se lasse pas de l'écouter. En vain sa mère l'appelle, elle reste fixée à la fenêtre, « comme une araignée dans sa toile ». Elle en oublie le boire et le manger.

La mère n'a plus qu'une ressource : appeler le fiancé, qui sera peut-être plus habile à vaincre cette obstination. Vaine espérance ! Tliamyris échoue misérablement ; il n'obtient même pas un regard.

Le jeune Iconien n'y tient plus ; il se sent évincé par cet étranger dont les discours lui ravissent le cœur de sa fiancée. Il descend dans la rue ; il voit des gens qui entrent dans la maison d'Onésiphore ou qui en sortent, il va aux informations. Deux faux frères, Démas et Hermogène, le renseignent sur saint Paul et lui donnent un moyen très simple de s'en débarrasser : '( Il suffira de l'accuser auprès du président CastelUus

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comme chrétien, et d'après le décret de César, Castellius devra le faire disparaître, et Thécla sera rendue à son fiancé. »

Le conseil était perfide, mais il était trop favorable aux intérêts et à la haine de Thamyris pour n'être pas suivi.

Le lendemain, celui-ci se lève avec l'aurore, et entouré de satellites, suivi par la foule, qui épouse sa querelle, il envahit la maison d'Onésiphore. On entraîne saint Paul devant le tribunal ; l'Apôtre essaie d'exposer sa doctrine, mais Castellius n'a pas la patience de l'écouter et il le fait jeter en prison.

Thècle a suivi toutes les phases de ce procès. Elle se lève la nuit, retire ses pendants d'oreilles, les donne au geôlier, qui la laisse entrer dans la prison. Au gardien elle donne son miroir d'argent et parvient ainsi à s'introduire auprès de saint Paul, qui l'instruit des vérités de la foi.

Chez elle cependant on s'inquiète de sa disparition mystérieuse ; on la cherche et on parvient enfin à la trouver dans la prison. Le président, instruit de tout ce qui s'est passé, appelle devant son tribunal l'Apôtre et la jeune fille. Après un jugement sommaire, Paul est frappé de verges et expulsé de la ville ; Thècle est condamnée à être brûlée \ive.

Le président et la foule courent au théâtre pour jouir du spectacle de son supplice ; jeunes gens et jeunes filles, croyant venger leur propre cause dans la mort de la vierge, apportent du bois et des herbes pour le bûcher.

Quant à elle, son courage et sa tranquillité ne l'abandonnent pas. Son biographe, dont la plume rencontre parfois de ces traits touchants, nous dit : « Semblable à un agneau dans le désert, qui regarde vers son pasteur, ainsi Thècle cherchait Paul des yeux à travers cette foule hostile. » Paul a dû fuir, mais c'est le Seigneur lui-même qu'elle aperçoit sous les traits de l'Apôtre. Alors elle se dit à elle-mênie : « Paul est venu pour me regarder dans la crainte que je ne souffre pas avec patience. » Réconfortée par cette vision, elle fait le signe de la croix, et le peuple la pousse sur le bûcher, où elle monte sans faiblir.

Comme il arrivait parfois dans ces sortes d'exécution, c'est la foule qui fait l'offîce de bourreau. Ici, c'est encore la foule qui met le feu au bûcher de plusieurs côtés à la fois. Mais le feu n'atteint pas la vierge protégée par une force divine ; un nuage se forme, l'eau et la grêle éteignent le bûcher.

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Pendant le supplice de la jeune fille, Paul, Onésiphore, sa femme et ses enfants, pour fuir la fureur populaire, s'étaient réfugiés dans un tombeau sur la voie qui conduit d'Iconium à Daphné, La faim les pressait ; ils n'avaient ni provisions ni argent. Paul donne sa tunique à l'un des enfants et l'envoie acheter du pain.

L'enfant sort de sa cachette et s'en vient à la ville. Quelle n'est pas sa surprise de rencontrer Thùcle qu'il croyait morte, et qui, échappée par un miracle au supplice, s'était remise à la recherche de l'Apùtre. L'enfant la conduit au tombeau, où elle retrouve celui qui lui avait donné la \\c de la foi.

Alors Paul, Thècle, Onésiphore et toute sa famille célèbrent joyeusement et fraternellement un festin dans ce tombeau. Le menu était du reste des plus modestes : cinq pains, des légumes et de l'eau.

Ici se termine ce qu'on pourrait appeler le premier acte de cette histoire. Saint Paul disparaît à peu près maintenant, ou ne paraît qu'à de rares intervalles. Tout l'intérêt va se concentrer sur la jeune vierge. D'Iconium la scène se transporte à Antioche, où saint Paul est allé continuer ses missions apostohques, toujours suivi de Thècle, devenue son plus fidèle disciple.

Remarquons dès maintenant que si ces Actes sont ceux du faussaire dont parle TertuUien, il faut avouer qu'il n'est pas dénué de talent ni d'habileté littéraire. Son récit est en même temps sobre et >1vant, l'intérêt se soutient jusqu'au bout; il sait peindre les situations et les personnages en quelques traits caractéristiques et donner à son histoire les couleurs de la réalité. Les discours et les dialogues qu'il met dans la bouche de quelques-uns de ses personnages ont l'avantage d'introduire la variété dans la narration des événements sans nuire à l'intérêt, car ils sont généralement courts, et l'auteur a su éviter les intolérables longueurs et les invraisemblances que l'on rencontre dans quelques ouvrages de ce genre. En voici quelques exemples : Quand Dénias et Ilermogène veulent se débarrasser de Paul, ils indiquent à Thamyris la voie à suivre dans l'accusation. « Dites que c'est un chrétien, et qu'on l'enlève (qu'on le lue; sans retard. » La foule, dans sa colère contre Paul et sans vouloir se rendre autrement compte de sa doctrine, interrompt le président par ses cris : « C'est un sorcier; enlevez-le (tuez-le). j>

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Un peu plus loin, pendant le supplice de Thècle, Paul prie en ces termes : « Père saint. Seigneur Jésus-Christ, fais que le feu ne touche pas Thècle, aide-la, car elle est ta servante ! » Quand le préfet Alexandre, frappé de sa beauté, porte les mains sur elle : « Ne fais pas violence à une étrangère, s'écrie-t-elle. Ne viole pas la servante du Christ. Je suis d'une des premières familles d'Iconium. » Et ce disant, elle déchire la tunique du préfet et lui arrache sa couronne de la tête. Tout cela est d'une expression juste et vraie. Sans doute nous aurions bien quelques défauts à relever : la longueur ou l'invraisemblance de certains épisodes, des notes fausses, quelques traits qui choquent aujourd'hui notre délicatesse un peu scrupuleuse ; mais ces défauts sont peu sensibles grâce à l'intérêt du récit, et ils tiennent aux habitudes du temps.

A Antioche, où nous avions laissé notre sainte, nouvelles aventures qui amènent son arrestation. Le magistrat devant qui elle comparaît la condamne aux bêtes comme sacrilège.

Ici se place le touchant épisode de Trisinna ou plutôt Tryphéna (Tpu^aiva). C'était une riche veuve de sang royal ; elle venait de perdre sa fille unique, et son immense chagrin l'inclinait à la pitié ; elle fut prise de compassion pour cette belle jeune fille que le président venait de condamner et qui lui rappelle sa Falconilla. Quelques jours devaient encore s'écouler entre la sentence et les jeux de l'amphithéâtre. Thècle craignait beaucoup moins pour elle les bêtes féroces du cirque que les dangereuses promiscuités de la prison. Elle supplie le président de les lui épargner. Celui-ci se tourne vers la foule et demande qui pourrait donner à la vierge un abri sûr et honnête pendant ces quelques jours. Tryphéna se présente; c'est chez elle que Thècle reçoit l'hospitalité.

Pendant la nuit, la veuve eut une vision : sa fille lui apparut et lui dit : u Mère, que Thècle, la servante du Christ, me remplace auprès de vous ; demandez-lui de prier pour moi afin que j'obtienne d'être transférée dans le lieu du rafraîchissement. » Dès que Thècle fut prévenue, elle se mit en prière et adressa au Seigneur ces simples mots : « Seigneur, Dieu du ciel et de la terre, Jésus-Christ, Fils du Très-Haut, donne à sa fille Falconilla la vie éternelle. »

Le jour du supphce arrive ; le président a pris place, le

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peuple attend. Tryphéna essaie en vain de protéger cette seconde fille qu'elle a eue par adoption ; on la lui arrache malgré ses gémissements et les protestations dont elle poursuit le bourreau jusqu'à l'amphithéâtre. Devant cette scène, les sentiments de la foule sont partages : on entend une clameur féroce qui domine un moment les rugissements des fauves enfermés dans leurs cages : « Introduisez la coupable. »

Mais les femmes étaient émues de pitié : « Sentence inique, s'écriaient-elles, spectacle cruel ! Président, condamne-nous toutes au même supplice. »

Le président lui-même regrettait sa sentence ; mais la justice romaine doit suivre son cours. Thècle est dépouillée de ses vêtements et poussée dans l'arène. On introduit une lionne d'aspect sauvage et cruel, mais elle vient se coucher auprès d'elle et lui lèche les pieds: elle la défend même contre un ours et un lion * .

C'est ici probablement que se plaçait, dans la rédaction des Actes auxquels saint Jérôme fait allusion, l'épisode du Uon baptisé. Il n'en est pas question dans la rédaction éditée par Grabe.

Le combat avec les animaux féroces paraît terminé : la lionne elle-même a succombé dans sa lutte avec le lion.

Mais les triomphes de Thècle ne sont pas finis. Le passage qui suit est sans doute un de ceux qui, par leur étrangeté, ont valu à nos Actes les sévères condamnations dont nous avons parlé au commencement.

Il y avait dans l'arène une grande fosse pleine d'eau ; on y avait amené des phoques, destinés probablement à dévorer la victime. Or Thècle n'avait pas encore reçu le baptême; elle jugea le moment venu de se l'administrer elle-même devant toute la foule : (( Il faut que je me lave », s'écrie-t-elle, et à ces mots, sans redouter les monstres, elle se précipite dans l'eau en disant : « En ton nom, mon Seigneur Jésus-Christ, il faut que je sois baptisée à mon dernier jour. » Cependant la foule et surtout les femmes, saisies d'efi"roi à cette vue, poussent de grands

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