‹ Les temps néroniens et le deuxième siècleChapitre 69 sur 133 · LES ADJURATIONS · texte numérisé non relu

LES ADJURATIONS

C'est là un sujet qui a donné lieu à plusieurs difficultés. Je ne m'y arrêterai pas, puisque mon dessein n'est pas de disputer, mais d'exposer quelques traits dont la probabilité approche de la certitude, si elle n'y atteint pas, et dont la connaissance doit faciliter la lecture des actes contenus dans ce volume.

Lb Blant, Les Actes des Martyrs.

xGiT Les Martyrs

Certaines adjurations sont fort naturelles et se représentent fréquemment : Pense à ta jeunesse; épargne ton grand âge, aie compassion de toi-même et des tiens.

Sous le radieux climat de Smyrne, un magistrat dit à saint Pionius : « Écoute, tuas tant de motifs d'aimer la vie. Tu mérites de vi\Te, homme pur et doux. Vivre est bon. Il est bon de respirer cet air lumineux ^ »

Parfois, on cherchait à influencer le fidèle : « D'autres ont sacrifié. »

— Chacun agit comme il l'entend, répond le martyr. Je m'appelle Pionius et je ne m'occupe pas des autres ^ » Certains juges cherchent à profiter d'une équivoque. Le mart>T Philéas ayant récité ce verset : a Celui qui sacrifie aux dieux sera déplanté, (sacrifier) à Dieu seul »; le juge reprend : « Eh! bien, sacrifie au Dieu unique^. ))

A saint Probus qui a attaqué le polythéisme : « Sacrifie donc au grand Jupiter, et non, comme tu viens de le dire, à tous les dieux *. ))

A saint Platon : « Si tu ne veux pas sacrifier, renie seulement le Crucifié et tu seras libre ^. »

A saint Basilisque : u Sacrifie à qui tu voudras*. »

A saint Phocas : u Sacrifie à ton Dieu"^, »

Parfois, on organise une bousculade, les gens de police

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