‹ Les tenailles. Point de lendemain. Les paroles restent. Illus. d'après les dessins de Maurice LalauChapitre 57 sur 84 · A VM · texte numérisé non relu

A VM

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REGINE. — Vous m'auriez défendue, n'est-ce pas/

était resté favorable. Mais il était tenu à des apparences officielles de neutralité.

NOHAN. — Alors ?

EÉGiNE. — Alors, quand il avait quelque avertissement à donner à mon père, il ne le faisait qu'indirectement, par l'entremise de Missen, et en cachette.

NOHAN. — En cachette ?

RÉGINE. — Oui, le soir, tard, très tard.

NOHAN. — Le soir, dites-vous ?

RÉGINE. - - Enfin, la nuit.

NOHAN. — La nuit !... Quand tout était censé dormir ?

RÉGINE. — Je veillais ; et, jusqu'au pas de la porte, je prenais part à ces entretiens qui avaient pour but de sauver une situation dont mon père et moi nous avions tant besoin.

NOHAN, à part. — Ah ! misérable que je suis! {Avec tristesse.) Parbleu, c'était cela, c'est clair.

RÉGINE. — Vous comprenez en quoi, Missen et moi, nous sommes un peu de vieux complices ?

NOHAN. — Mais il faudrait, je vous en supplie, ne plus du tout en avoir l'air... Si vous pouviez deviner!...

RÉGINE. — Effectivement, mon cousin m'a déjà prévenue.

NOHAN. — Ah!... Ligueil 1...

RÉGINE. — Véritablement, vous aussi, vous croyez qu'il y ait des âmes assez mauvaises, assez viles ?...

NOHAN, du fond de Vainc. — Oui.

RÉGINE, indignée. — Une pauvre fille qui n'a que sa réputation!... Est-ce qu'on vous a déjà dit des choses contre moi ?

NOHAN. — Non...

RÉGINE. — Vous m'auriez défendue, n'est-ce pas ?... Vous me défendriez ?

NOHAN, accablé. ■ — De mon mieux.

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