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« Les séparations. tre les parois seront faites de carreaux “de plâtre en simple ou double paroi, de brique cellulaire ou de brique comprimée ». ne
. die Française, t. xvi).
Fees. lignes: -montrent l’importance attachée par ces architectes à à la possibilité de ménager des ouvertures très larges et d’employer des matériaux isolants (isothermiques, et absorbant les vibrations sonores) imperméables à l’eau, résistant au feu et d’entretien facile.
Ces qualités demandent une augmentation du prix de revient: c’est un inconvénient qui peut être compensé par la facilité, la rapidité de la construction dûe à la standardisation. Des techniques entièrement nouvelles peuvent la faire apparaître du jour au lendemain, pour
peu qu’un programme assez vaste et assez sûr permette la constitution de capitaux indispensables et d’usines. Parlant des « Perspectives d’avenir », Marcel Lods écrit:
22 (1) L’'isolement thermique est ainsi augmenté sans entraîner les inconvénients des doubles parois ordinaires: pullulation d'insectes ou de rongeurs dont on se défendrait difficilement.
tenir ‘solivage DR fORE et ae en une ah 0 a tion de pose quasi instantanée 3% » re Française, CM) Le sn
Ainsi, pour être vraiment économique, the produe- |
tion industrielle devra se'faire en grande série; 162 est
‘pourquoi certains architectes préconisent l'abandon re
des anciennes méthodes (pierre de taille, parquets en bois, ete.) qui concurrenceraient et limiteraient Pen. ploi de la standardisation. or Malgré ce, l’accord se fera sur un ‘compromis ; d. où la pierre s'impose, elle servira à ‘construire des quartiers entiers. Ailleurs, ce sera le béton armé qui. aura la
préférence. On cherchera surtout à lutter contre le.
manque d’accord choquant des styles, des hauteurs des maisons, des enduits, grand facteur de la laideur de trop de lotissements nouveaux. Celà grâce à l’établissement d’un plan d’ensemble longuement étudié et strie-
tement respecté. Au point de vue de la salubrité, techniques anciennes et nouvelles doivent aboutir aux : . mêmes résultats, à condition de ne pas rechercher uni-
quement l’esthétique ou le bon marché.
L'importance du programme à réaliser est telle qu 1 ne faut pas non plus s’arrêter aux arguments de ceux
qui vantent les méthodes employant le plus d'ouvriers possible, sous prétexte de résorber le chômage. Avant
qu’il y ait de la surproduction dans le bâtiment, nous avons le devoir de donner notre préférence à la solu-
RRÉANT SE
tion qui fournira le plus tôt le plus grand nombre de logements, sans nuire à ceux déjà existants.
. De l’ampleur du programme décidé, dépendront une étude plus poussée des plans et des matériaux, une plus grande rapidité des progrès que feront. ces: techniques encore en pleine évolution, un rendement accru, une diminution du prix de revient correspondant à un meilleur résultat.
A notre avis, ce sera grâce à l’indpstrialisation de la construction, grâce aux techniques modernes appliquées avec discernement, largeur de vues et disciplines. que ce résultat sera obtenu: donner le plus possible de maisons saines à la population, sans être obnubilé par: des arguments de sentiment ou d’esthétique.
B) Le CHAUFFAGE
Le chauffage est un problème de la construction. Nous nous contenterons d’esquisser les réalisations actuelles qui sortent du cadre des tentatives isolées pour tendre à se généraliser. ;
L'adoption de tel ou tel système de chauffage se base sur les règles générales suivantes:
1° Ne pas vicier l’air du local; 2° Chauffer les parois et non l’air; 3° Chauffage indépendant de la ventilation; 4° Obtenir le bien-être, (qui dépend des rapports entre la température de l’air et des parois, l'humidité, la vitesse des remous de ventilation) ;
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De Maintenir Se L PR ne des %
temps et dans l’espace nt 1 en L:
ee ‘du local. ; k |
"108 règles conduisent logiquement à au chauffage par + rayonnement. |
Ce sont en effet les parois qui ae à e organisme d’autant plus de chaleur qu’elles sont plus froides; inversement des parois chauffées émettent un rayonnement infra-rouge qui traverse l’air sans élever sa température, mais chauffe les occupants. Des températures relativement basses peuvent ainsi procurer une sensation de bien-être: l’expérience a montré que l’air étant à — 3, des paroiïs à 28° y suffisaient. Au contraire le froid se fait sentir avec des parois à 13°, même si l’air atteint 43°. Ù
Ce chauffage sera obtenu par une circulation d eau portée à 26° pour le plancher et 35° pour les parois et le plafond. Cette circulation se fait grâce à des tubes d’acier et à des serpentins ayant le même coefficient de dilatation que le béton dans lequel ils sont coulés, et auquel ils peuvent même servir d’armature.
(En été, on peut envoyer de l’eau refroidie à 14°, ce qui donne un abaissement sensible de la température). On peut aussi chauffer les parois grâce à des résistances électriques isolées avec de l’amiante ou un émail spécial. Les appareïls utilisés sont nombreux (appareils Parvillée, Guise, Leroy, Mécano). Ces procédés permettent de réunir les avantages du chauffage par rayonnement à ceux de l'électricité:
— l'air n’est pas modifié (ni gaz toxique ou incom-
mode, ni grillage des poussières, ni desséchement de l’atmosphère) ;
ge Fe ï ne on
Le le confort ‘est bien avec un minimum d tempé-
rature permettant une économie de combustible (30 à 40 FO re À
“ Pa be de la température ; pas de remous d’air
désagréables ; pas de pieds trop chauds et de dos au froid ;
— l'aération est nd du chauffage: les
parois n'étant plus chauffées par l’intermédiaire de l’air peu importe la température de
celui-ci: on peut garder les fenêtres entr'ou-
vertes et respirer dé l’air frais; ce qui procure la meilleure sensation de confort; -
— chauffage et réglage faciles au moment où les
LS locaux sont occupés. Possibilité de réglage automatique;
— suppression des radiateurs, surfaces chauffe et
tuyauteries visibles: gain de: place, facilité
d’entretien;
—- gain de temps dans la construction: 1 sta lation |
se fait en même temps que Ja construction des parois.
Le chauffage des parois directement ou indirecte-
ment par l'électricité ajoute de nouveaux avantages:
— économie de charbon, dont nous sommes pauvres, alors que nos ressources, hydro-électriques sont infinies ;
__ économie dans la construction: ni chaufferie, ni soute à combustible, ni conduits de fumée, ni ventilation de chaufferie à prévoir, ni murs ou planchers à percer;
—— pas d’approvisionnement en combustible ;
— pas de risques de gel;
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— pas de frais d’entretien;
—— calcul facile de la consommation individuelle;. .
— réglage souple, aisé, rapide, s’adaptant toujours
- à la température désirée, évitant le gaspillage de combustible ;
— suppression des multiples foyers qui lisse les
Villes; celà permet d'aménager en terrasses agréables le sommet des immeubles;
— économie, grâce au rendement élevé de certains
radiateurs électriques.
Pour comparer le chauffage électrique au 1 chauffage central au charbon, nous reprendrons les chiffres des techniciens (publiés dans le numéro de l’Illustration du 15 mars 1941 sous le titre « chauffage électrique rationnel »). Ils font ressortir qu'aux prix actuels du courant dans la région parisienne les dépenses sont au plus égales dans le cas des petites et moyennes installations. Dans le cas d’installations importantes une économie d’environ 30 % est assurée ». Ce court aperçu nous semble montrer suffisamment que l'électricité, ressource inépuisable dont nous n’avons vu que quelques applications pratiques, modifiera profondément la question du chauffage, de la construction et de l’aération.
Les circonstances actuelles nous invitent à poursuivre tous nos efforts dans ce sens, pour le plus grand bien de la salubrité de l’habitation et des villes.