ÉVALUATION DE L' ÉTENDUE ET DE LA CONTENANCE EN CHARBON
Il est excessivement difficile de se faire une idée de la contenance en charbon et ce résumé a pour objet d'indiquer la teneur maximum d'après les connaissances actuelles. On ne se rendra compte du minimum qu'après de longs travaux d'exploration et ce minimum, nous l'espérons, ne se rapprochera pas mal de l'évaluation actuelle.
Les assises sont mieux exposées que partout ailleurs dans les montagnes et c'est là qu'on peut se faire l'idée la plus précise de la contenance en charbon — évaluation beaucoup plus exacte qu'avec les assises horizontales, donnant des affleurements très espacés entré lesquels il faut forer quelques trous, pour se rendre compte des portions intermédiaires. Dans les plaines, il y a si peu d'indices de dérangement des couches qu'une grande étendue avoisinant un filon, peut raisonnablement être classée comme exploitable. Cependant si l'étendue depend pour son charbon d'un seul filon il faut constamment redouter qu'il ne s'amincisse à rien en épaisseur, ou qu'il ne se fende en filons inexploitable par suite de l'accroissement des cloisons.
Il faut donc évaluer au plus bas la contenance des étendues en dehors des montagnes ; et même de cette façon cette évaluation peut être exagérée.
Pour les étendues restreintes où l'on connait de fortes couches — comme dans le pays au sud et à l'ouest d'Emonton, — l'évaluation doit être assez modeste, mais dans les étendues moins explorées, elle peut être trop élevée.
Les étendues du sud de la Saskatchewan peuvent être assez productives pour qu'on fasse l'évaluation de leur rendement ; mais la contenance de la partie au nord-est de Medicine Hat est problématique vu qu'on n'y a encore trouvé que peu de couches.