‹ Les théâtres anglais. Avec une préf. de Edwin O. SachsChapitre 7 sur 36 · PUÉ FA (•.[•: XI · texte numérisé non relu

PUÉ FA (•.[•: XI

sui' des pièces trun genre plus relevé, sur des interprétations |)lus raffinées, etc. ; d'autres ( iicore ont fait naître l'amour du confort; mais

lit ceci est-il autre chose qu'un elTort commercial? Et, de même qu'un éditeur de Londres reliera ses livres avec plus de soin aujourd'hui an'il y a vingt ans, de même qu'il emploiera des

lactères plus élégants et un papier plus beau, de môme qu'un photographe mettra plus d'art dans ses photographies et les montera sur un carton |)lus résistant, ou qu'un hôtelier se préoccupera davantage de montrer du goût dans l'arrangement de sa table ou la décoration de son établissement — tous progrès qui, sans doute, attestent une conception plus aiguë du luxe et de l'élégance, mais dont l'objet dernier est, en somme, un désir de gain — de même aussi, et pour les mêmes raisons, le directeur d'un Ihéidre anglais apporte aujourd'hui dans son

I (reprise — qui est son fonds de commerce il hii — des préoccupations de luxe et de goût qui sont nouvelles, et olVre au public, dans une salle plus confortable, des mises en scène supérieures à celles qu'il montrait jadis.

Ainsi donc, l'acteur-directeur d'un théâtre

XI l PRÉFACE

anglais peut bien invoquer des soucis d art, e même il peut exercer une influence sur le déve loppementdeson art; il reste, en toute certitude ceci, que la pratique de cet art se résout, ei définitive, en une question d'argent. Car lei hommes qui s'y livrent n'ont pas, chez nous, le mêmes sauvegardes qui, dans d'autres pays, le protègent, soit que, directeurs, ils régissent ui théâtre d'Etal, ou que, acteurs, ils appartiennen èi un théâtre subventionné qui assure à leur vieux jours une pension suffisante.

Cet aspect commercial du théâtre anglais, e les grands progrès que ce théâtre a néanmoin réalisés sans aucune subvention, ni aide finan cière officielle, voilà le fait essentiel, et c'est d ce fait qu'il importe de se pénétrer en lisan les pages de ce livre. Un Français, un Aile mand, un Autrichien, y auront sans dont quelque peine, et pourtant il est indispensabl qu'ils jugent de ce point de vue les choses d chez nous.

C'est en exprimant l'espoir que les lecteur de M. Georges Bourdon sauront s'en rendr compte que je terminerai ces lignes; et j souhaite, en outre, que Fauteur rencontre ton

NOTE XlIT

succès que mérite si largement la haute conscience avec laquelle il nous donne ici la pénétrante description des théâtres anglais.

Edwin 0. Sachs, architecte.

L'auteur de celte étude reçut, il y a quatre ans, du Ministère de rinstruction publique et des Beaux-Arts, la mission d'étudier les principaux théâtres de TEurope. Au mois do décembre 1898, il adressa à M. le Ministre de l'Instruction publique un premier rapport sur les théâtres anglais, et il se fit précéder d'une lettre d'envoi dont il n'est pas inutile de reproduire les termes suivants :

Monsieur le Mïmstre,

Le G avril dernier, votre Ministère, par la bienveillante faveur de M. le Directeur des Beaux-Arts, vout bien me confier la mission d'étudier « Torganisa- >n théâtrale des différents pays d'Europe ». Dans une note soumise, quelques jours auparavant, ^L le Directeur des Beaux-Arts, j'indiquais que, à mon sens, une tellô enquête devait porter principale- ^....» . .,.. i,.^ points suivants :

I. — L interprétation et la mise en scène propreut dite ; il. — I/organisation de la machinerie et Téclai-

jc ;

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