‹ Les théories de l'évolutionChapitre 159 sur 162 · SAS · texte numérisé non relu

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le protoplasma comme étant constitué d’un grand … nombre de substances colloïdales différentes … (« substances plastiques » de l’auteur) associées …

EN en proportions définies mais pouvant PSC #

dans certaines limites. Il en est ainsi du noyau

que des groupements individualisés de ces ma: ses “olloïdales, et rien, si ce n'est les apparences pure

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ment morphologiques, n'autorise à leur attribuer un rôle prédominant dans la fécondation et l'hérédité. Aussi, dans sa conception de la fécondation, l’auteur s’abstrait-il complètement des phénomènes nucléaires. La fécondation est pour lui une union des substances plastiques des deux gamètes, qui a pour résultat un brassage amenant un complexe nouveau. Dans ce complexe, certaines substances se ‘trouvent dans des conditions plus favorables, d’autres dans des conditions moins favorables que dans le gamète auquel elles appartenaient par leur origine. Elles joueront donc un rôle plus ou moins important dans la constitution de l'être futur et donneront l’aspect d’une « dominance » de tel ou tel caractère, paternel ou maternel. Dans les croisements hétérogènes, certaines substances peuvent être rendues inactives ou même éliminées (comme c’estle cas du noyau mâle dans certaines fécondations croisées qui deviennent de ce fait des parthé nogénèses). Dans l’œuf fécondé, aucun rapport ne lie telle ou telle substance plastique à un organe ou à un caractère de l'être futur : chacun de ces organes où de ces caractères résulte du fonctionnement de l’ensemble de l’œuf. Les échanges au sein de ces substances plastiques ont lieu pendant toute la durée de l’ontogénèse, et ils ne font apparaitre les nouveaux caractères qu'au fur et à mesure. Dès les premiers blastomères, de nouvelles conditions d'échanges, de tension superficielle, etc. sont créées; la cavité centrale de la blastula introduit

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4 une complication considérable, en créant un milieu | intérieur qui se transforme par la suite en un ts grand nombre de milieux de plus en plus compli- 4 qués. Les corrélations d’ordre physico-chimique s’établissent entre les diverses parties de l'embryon, à même à distance (formation du Cristallin, action Ê des sécrétions internes). C'est là l'explication des caractères « enchaînés entre eux » ües mendéliens. L’ontogénèse se poursuit ainsi par action de proche en proche des causes actuelles, et si elle est identique pour une même espèce, c’est parce que la $ constitution initiale identique rencontre des condi- ‘à tions identiques. | | Il n’y a dans cette conception aucune place pour

__ leSparticules représentatives, soit morphologiques, j soit chimiques, de caractères; ceux-ci se trans- mettent parce que se transmet la constitution physico-chimique globale de l’organisme parent. Quant au mode de leur transmission (hérédité alternative, intermédiaire, dominance, ségrégation etc.), il dépend de l'interaction des deux gamètes, amenant tel ou tel mode de mélange des substances, suivant les conditions auxquelles l’organisme est soumis avant, pendant ou après la fécondation.

Cette conception épigénétiste amène logique-

ment l’auteur à attribuer un rôle important aux d. conditions du milieu environnant. La variation \ qui, en fait, n’existe pas pour les mendéliens, tout ÿ se réduisant à un remaniement de caractères pré- À 9 existants, est dans la conception de l'auteur, très

réelle, amenant la création de caractères entièrement nouveaux, par une interaction réciproque entre l’organisme et son milieu. Que cette variation soit une fluctuation ou une mutation, elle se réduit toujours à une oscillation des rapports entre les diverses substances plastiques de l’organisme, oscillation faible et réversible dans un cas, oscillation plus forte, amenant l'établissement d’un nouvel équilibre dans l’autre. De même pour la question de continuité et de discontinuité des variations : morphologiquement, tout nouveau caractère marquera toujours une discontinuité, mais lorsqu'on pense aux processus physico-chimiques qui en sont la base, on ne peut les concevoir que comme continus.

La conception lamarckienne de l’évolution en découle naturellement. Qu'est-ce que les « caractères acquis »? Tout nouveau caractère congénital est le résultat d'une certaine interaction entre les gamètes des parents et les influences extérieures ; il est donc acquis à un moment donné. D'autre part, un caractère acquis par l'être adulte peut résulter d’une action plus ou moins forte sur les échanges de l’organisme ; cette action peut s'étendre où ne pas s'étendre aux cellules germinales, s’hériter ou ne pas s’hériter : ce sont là des cas individuels qui ne changent pas la question de principe. L'évolution se fait par acquisition et transmission

de nouveaux caractères, et ceux-ci ne peuvent

résulter que d’une action du milieu sur les échanges de l’organisme. Aussi l’auteur rejette-il comme oiseuse la distinction entre le soma et le germen,

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comme aussi entre une véritable transmi 0 à; | caractères acquis et une « induction parallèle », | 72 introduite par WEISMANN au cours d’une discussio M | purement verbale. PO <:

Pour notre part, nous sommes d'autant plus enclins à accepter cette manière de considérer les 4 choses qu’elle est tout à fait conforme à celle qui 1 a été développée par un de nous dans un antérieuri.

£ E : Le point de départ, pour l’ouvrage de M. E. Ra Fa __ baud, ayant été fourni par des recherches métho- nt. diques et laborieuses sur les divers modes d de 54 transmission chez les Souris, il comprend une cri- Ë tique détaillée des conceptions mendéliennes, aussi bien de la conception générale des facteurs que des hypothèses adjuvantes qui sont venues # expliquer la diversité des résultats observés. L'esprit général de cette critique est essentiellement le même que celui qui nous a inspirés dans notre - Appendice au chapitre sur le Mendélisme. “#

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1. Yves Derace. L'Hérédité et les grands problèmes de ue % Biologie générale. à 28 Re as be, RP ; ‘ei Fe É

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