An lingua urinam significat? AIL Placard
Bac., Mathieu Maheult de Yaucouleurs, de Caen, Dr le 22
décembre 1661. — Pr., Pierre Rainssant (auteur).
70 bis. — 1663. An morbis r.epix-zx ? AfL, 29 novembre. Placard.
Bac., Nicolas Richelet (voyez n° 263). — Pr., Pierre Oudinet (auteur).
En tête, très belle gravure du Rémois J. Colin : Écusson de Jean de Gomont, avocat au Parlement, à qui la thèse est dédiée (d'azur à un chevron d’or,
, accompagné de deux trèfles d'or en chef, et d’une rose
. aussi d’or en pointe).
xep'.arxa — amulettes.
71. — 1673. An Oculi totum hominem significant ? Afb, 18 septembre. Placard. •
• Bac., Pierre LePescheur, de Reims, Drdu grand ordinaire le 28 août 1675. — Pr., Pierre Rainssant (auteur).
Cette thèse a été redonnée plusieurs fois (Noël, 1700; Follain, 1776; Lauthier, 1776). Après avoir résumé la structure de l’œil, Rainssant montre les modifications qu’il subit dans l’état physiologique et pathologique, sous l’influence des passions et des maladies, et indique ce que le médecin peut en tirer au point de vue pronostique.
Pierre Le Pescheur, né à Reims le 11 avril 1650, Rr le 28 août 1675, professeur antonien , doyen en 1604, est l’auteur de la Réponse à la 3e Édition de la Lettre de M. de Salins . . . (voyez ci-après); il a publié aussi en - 1697 une observation d 'Hydropisie vésiculaire (Kystes hydatiques de l’abdomen). Mort le 18 mars 1713.
72. — 1676. An medicus sit sensualis Physicus? Aff., 6 mars. Placard.
Bac., Arthur-Edmond Odonochoo, Irlandais, Dr le 12 mars 1676. — Pr., Thomas Le Fricque (auteur).
L’homme est le mieux doué sous le rapport des sens, il est donc sensualis ; le physicus est celui qui étudie les phénomènes naturels. Or, le médecin connaît l’influence des astres, demande à la terre et à ses produits des aliments et des médicaments. 11 peut donc, à bon droit, être dit sensualis Physicus.
Odonochoo s’établit àRethel; son petit-fils (?) Albert Odonochoo, né dans cette ville, vint se faire recevoir docteur à Reims, le 15 octobre 1721, sous la présidence de H. -J. Bernard.
Arthur Odonochoo, écuyer, docteur en médecine, figure dans l’Armorial général de France, élection de Rethel (1697), avec les armes suivantes : « De sinople à une épée d’argent à garde et poignée d’or posée en pal, entortillée d’un serpent d’azur et accostée de deux loups-cerviers ravissants et affrontés d’or. »
73. — 1684. An natura diebus paribus et imparibus crises promoveat? Art’., 19 juin. Placard.
Bac., François-Louis Fabre, D io liant inus,Dr le 20 juin 168ri. — Pr., Thomas Le Fricque (auteur).
Les anciens admettaient généralement, avec Hippocrate, que les crises se font aux jours impairs (5°, 7e, 9e, 11e de la maladie); Galien regardait les jours pairs, le 6e surtout, comme particulièrement redoutable. Ici l’auteur soutient que les jours pairs ou impairs peuvent être également critiques.
74. 1692. Utrum principium morbi a die decubitus? Aff. Placard.
Bac., Jacques Galien, de Château-Thierry, Dr le 13 décembre 1692. — Pr., Jean Lapile (auteur).
11 était important, pour le pronostic des jours critiques, de fixer exactement le début de la maladie. J. Lapile la fait commencer au moment où le malade s’alite.
Il n’y a pas eu moins de quatre Galien, de Château- Thierry, qui sont venus faire à Reims leurs études médicales.
Nous ne comptons pas Claude Galien, le plus ancien de tous, ami de La Fontaine, Dr à Château-Thierry dans la première moitié du xvuesiècle ; son nom n existe pas sur les listes des docteurs de Reims, mais nous relevons ceux de ;
1° Claude II, son fils, Dr le 1er décembre 1688;
2° Aiîgustin, Dr le 5 septembre 1690;
3° Jacques, Dr le 13 décembre 1692;
4° Augustin II, Dr le 15 mars 1692.
75. — 1699. An medicina ars longa et difficilis? Aff. Placard.
Bac., Jacques Hezet, de Reims, Dr du grand ordinaire le 19 novembre 1700. — Pr., Gérard Lefilz (auteur).
J. Hezet mourut très jeune, en septembre 1709.
76. — 1707. An lingua crasim sanguinis significat? Aff,, 19 octobre. Placard.
Bac., Gilles Lasson, de Châlons-sur-Marne, I)r le 20 octobre 1707. — Pr., Jacques Hezet (auteur?)
Daniel Lasson, de Châlons-sur-Marne, probablement le père de celui-ci, avait été reçu Dr à la Faculté de Reims, le 20 août 1676, sous la présidence de P. Rainssant.
77. — 1708. An Baglivianum systema cæteris præstet in medicinâ? Aff., 30 août. Placard.
Bac., François Plomion, du diocèse de Novon, Dr le 19 novembre 1708. — Pr.,Le Pescheur (auteur?).
78. — 1708. An quinque medicinæ partes medico necessariæ? Aff., 31 août. Placard (?).
Bac., Pierre-Charles Le Vasseur, du Mans, Dr le 31 août 1708. — Pr., Gérard Lefilz (auteur ?)
Le même sujet a été traité par P. Josnet en 1727.
79. — 1708. An præter quinque medicinæ partes peregrinatio Medicis necessaria? Aff., 19 novembre. Placard.
Même bachelier et même président que pour la précédente.
80. — 1718. An ex sola urinarum inspectione, morborum omnium cognitio et curatio? Nég., 19 mai. Huit pages.
Bac., Simon Hédouin, de Reims, Dr du grand ordinaire le 19 octobre 1719 (auteur?) — Pr., Gérard Lefilz.
81. — 1719. An in morborum curatione agyrtarum remediis débita fides ? Nég., 29 mars. Huit pages.
Mêmes bàchelieret président.
Ces deux thèses, qui se complètent, ont pour objet de
démontrer l’insanité des remèdes des charlatans et des prétentions des uromanciens.
Professeur antonien, plusieurs fois doyen, questeur de l’Université, conseiller ordinaire du roi, Simon Hédouin mourut à Rilly le 30 avril 1743. Il eut deux fils, dont J. -B. Simon (voyez n° 233). Il est l’oncle et le grand-oncle des deux Hédouin de Pons Ludon.
’ 82. — 1723. An a medicorum operibus et consiliis, vitæ summa longior et beatior? Art’., 16 septembre. Huit pages.
Bac., Pierre Josnet, de Reims, Dr du grand ordinaire le 8 mai 1727. — Pr., Simon Hédouin.
D’après une note de Raussin, l’auteur de cette thèse (donnée de nouveau par Guyart, en 1723) n’est pas Simon Hédouin « qui l’a très faussement annoncée être de lui », mais Jacques Bernard.
Elle est dédiée à Louis-Francôis-Claude Cauchon, marquis de L’Héry, gouverneur de la ville de Reims.
- ' En tête sont ses armes gravées, un griffon d’or sur
champ de gueules, supportées par deux griffons et surmontées d’une couronne de marquis.
83. — 1727. An quinque medicinæ partes medico necessariæ? Aff., 8 mai.
Bac., Pierre Josnet, de Reims, Dr le 8 mai 1727 (auteur). — Pr., Simon Hédouin.
Cette thèse, écrite comme toutes celles de Josnet, dans un excellent latin, servit désormais pour tous les candidats au doctorat (voyez ci-dessus, p. 13).
Pierre Josnet fut l’un des hommes les plus remarquables de l’ancienne Faculté de Reims. Lié avec les beaux esprits de son temps, principalement avec Lattaignqnt et de Saulx, il s’était acquis « les applaudissements et la confiance du public par les grâces d’un caractère aimable, les talents de l’esprit et une profonde connaissance de son art ». On ne craignait pas de le . comparer à Esculape , à Hippocrate, à Boerhaave, à Silva...
Né à Reims en 1697, il étudia à Paris, se fit recevoir
docteur à Reims, fut neuf fois doyen, de 1740 à 175 V, mourut le 17 mars 1700, et fut enterré le lendemain dans le cimetière de Saint-Symphorien, au pied de la grande croix de pierre.
84. — 1744. An prudenter juveni medico credatur? AfT., 29 février.
Bac., Pierre-Jean Mahon, de Chartres. Dp le 4 mars 1744. — Pr., Henri-Joseph Bernard (auteur?).
Mahon pratiqua la médecine à Chartres. Son fils, né dans cette ville (Paul-Augustin-Olivier), est 1 auteur d un traité de Médecine légale , en 3 volumes (in-8°, 1802).