An Lipyriæ febri Hydroposia? Aff. Placard
Auteur : J. Lapfle.
Cette thèse, dont nous ne connaissons pas l’exemplaire original, a été rendue à Reims, le 13 décembre 1779, par J.-Et. Gondran, de File Maurice, sous la présidence de Laignier.
Les Grecs appelaient lipijric (Xe izvpta), une fièvre tierce accompagnée d’une sensation de chaleur considérable, avec refroidissement apparent.
116. — 1667. An febri quartanæ cortex cynœ cynœ specificum ? Aff. , 5 août. Placard.
Bac., Jean Lheritier, de Grasse, D‘ le 6 août 1667. — Pr., Pierre Oudinet (auteur).
Cette dissertation a encore été soutenue en 1083, par Pierre Fresson, de Signy, et en 1684, par Philippe Hecquet, d’Abbeville, qui devait devenir plus tard médecin du prince de Condé et doyen de la F acuité de Paris.
L’écorce de quinquina, — que P. Oudinet conseille
d’administrer au début de l'accès, après l'avoir fait infuser dans du vin blanc, — était encore peu connue. Introduite en 10 iO en Espagne, par la comtesse d'EI- Cinchon, propagée par les Jésuites, elle n’entra définitivement dans le domaine public qu’après que Talbot eut guéri Louis XIV d’une fièvre intermittente rebelle (1679). Le roi lui acheta son secret 48,000 livres, et lit publier par de Blegny, en 1682, l’histoire de ce remède.
C’est un titre de gloire pour Oudinet d’avoir reconnu les avantages du quinquina, à une époque où de bons esprits le repoussaient encore comme un remède inutile ou dangereux. Cette même année 1667, Guy Patin écrivait : « Les moines et les empyriques font trop valoir cette poudre, mais le monde veut être trompé. »