‹ Les thèses de l'ancienne Faculté de Médecine de ReimsChapitre 48 sur 67 · Chirurgie · texte numérisé non relu

Chirurgie

191. —1676. An calculus in rene aut vesicâ ullo liquore solvi potest? Neg., 25 juin. Placard.

Bac., Adolphe Aubry, de Sedan, Drle26 juin 1676. — Pr., -Nicolas Le Comper (auteur?).

192. — 1691. An empyici secandi? Atf., il juillet. Placard. Bac., Jean-Baptiste Bona, de Reims, Dr le 12 juillet 1691.

Pr., Raoul Lelarge (auteur).

Bona ne fut reçu qu’au petit ordinaire et alla s établir à Attigny.

193. —1696. An jecoris apostemati ustio? Atf., 6 octobre. Placard.

Bac., Nicolas Desaulx, de Rethel, Dr le 6 octobre 1666. — Pr., Nie. de Mailly (auteur).

Une thèse avait été soutenue sous le même titre, a

Paris, en 1648; je ne sais en quoi celle-ci en diffère.

Elle est en tout cas remarquable. On y conseille, lorsque

l’abcès du foie est reconnu, de mortifier d’abord les

parties superficielles avec un caustique, puis de pénétrer

avec un bistouri jusqu’au foyer purulent. G est la des-

cription succincte du procédé dit « de Récamier », antérieure de près d’un siècle et demi au mémoire de ce chirurgien.

194. — 1700. An strumæ ferro attingendæ? Ncg.,7juin. Placard.

Bac., Jacques Hezet, de Reims, Dr du grand ordinaire le 11) novembre 1700. — Pr., Gérard Lelilz (auteur).

195. — 1723. An calculus induratus Pharmaco insolubilis? Aff., 1er septembre. Huit pages.

Bac., Pierre Lelilz, de Reims, Dr du grand ordinaire le b avril 1724. — Pr., Gérard Lelilz (auteur).

Gérard Lefilz, né à Reims en 1663, eut maille à partir avec laFaculté, alors qu’il n’était qu’étudiant; fut reçu au grand ordinaire le 11 mai 1690, devint professeur antonien, doyen, conseiller médecin du Roi, médecin de l’Hôtel-Dieu, et mourut le 24 novembre 1703.

Son fils, Pierre Lefilz, reçu le 6 avril 1724, se fit capucin quelque temps après sa réception au doctorat.

196. — 1725. Expediens ne sit occulti curatio cancri ? Nég., 20 avril. Sept pages.

Bac., Pierre Josnet, de Reims, Dr du grand ordinaire le 8 mai 1727 (auteur). — Pr., Simon Hedouin.

Nous avons attribué cette thèse à Josnet, d’après cette note énergique de Raussin : « M. Josnet m’a dit que M. Hédouin avait menti en donnant cette thèse comme de lui ». (Voyez n° 83.) Elle est dédiée à la ville de Reims :

Clarissimo spectatissimoque D. Domino Jacobo Rogier

Prœtori urbano,

Avorum successori meritissimo, Celeberrimo senatui populoque Remensi Supra modum fidelissimo.

Josnet conseille de ne tenter l’extirpation du cancer

que quami on est sûr de pouvoir dépasser les limites du mal. Il faut se méfier des charlatans et de leurs remèdes : Timeo Danaos et dona fe rentes.

197. — 1738. An quæ in Vesicà urinarià instituuntur chirurgicæ operationes, eædem in Cystide felleà, quandoque institui possint? A If., 1(5 octobre. Sept pages.

-Bac., Abraham-Augustin Malaval, de Paris, Dr le 17 octobre 1738. — Pr., P. Josnet (auteur). x

J.-L. Petit a publié un mémoire où il fait la même comparaison : Parallèle de la Rétention de la bile et des pierres de la vésicule du fiel avec la Rétention d’urine et les pierres de la vessie.

198. — 1747. An in Calvariæ lesæ terebratione, instru- ’mentum vulgo perforativum aliquando satis est? Alt., 5 octobre.

Bac., Philibert Bigame, de Beaune, Dr le 7 octobre 1747. — Pr., Pierre Josnet (auteur).

199. — 1752. An periculosus in Cancris causticorum u sus? Aff., 17 août.

Bac., Pierre Josnet fils, de Reims, Dr du grand ordinaire le 3 mars 1753. — Pr., Pierre Josnet (auteur).

Josnet attribue la fréquence du cancer dans la ville de Reims à la mauvaise qualité de l’eau, « saturée de l’acide de la craie ».

200. — 1765. Num resecanda, comprimenda, exfolianda, post membri decurtationem, medulla luxurians ? Nec resecanda, nec comprimenda, exfolianda vero. 7 août.

Bac., Pierre-Michel Allouel, de Paris, Dr le 9 août 1765 (auteur). — Pr., Pierre Josnet fils.

L’auteur propose le néologisme hypermuelose (hvpermuelosis) pour indiquer le bourgeonnement de la

moelle osseuse. — Il devint membre du collège royal des chirurgiens de Paris.

201. — 1776. An in inflammatione Ani, a causa interna, Hirudinum applicatio venæ sectioni anteponenda? AU., 23 novembre.

Bac., Vincent Abbadie, de Pujo, près Tarbes, Dr le 2o novembre 1776 (auteur). — Pr., R. Fillion.

Chirurgien du duc de Penthièvre etchirurgien général de la marine, V. Abbadie a traduit de l’anglais les Essais

sur la fermentation des mélanges alimentaires, de D. Mac-

bride.

202. — 1781. An in abcessu mediastini, celebranda terebratio? Aff., 19 février.

Bac., Antoine-Ignace-Bonaventure Carrié, de Bordeaux, Dp le 21 février 1781. — Pr., D. Le Camus.

Carrié se dit l'auteur de cette thèse. Nous nous sommes assuré qu elle est la reproduction intégrale de celle qui avait été soutenue sous le même titre à Paris, en 1742 : Ch.-L. Léger, candidat; R. -H. Linguet, de Reims, président et auteur.

203. — 1781. An in omni tumore, ut plurimum, sit tentanda resolutio? Atf., 13 octobre. Huit pages.

Bac., Louis-Augustc-Ernest Redemeyer, WratiflaviensiSy Dr le 13 octobre 1781. — Pr., H. Caqué.

Autre plagiat. Cette thèse, malgré la mention « theseos autor », n’est que la copie d’une dissertation de Paris, 1742.

204. — 1781. An pro diversâ Amauroseos specie, therapeutice variatâ, juré meritoque speranda visûs revocatio? Aff., 29 mai.

Bac., Jean-François Mirault, d’Angers, Dr le 1er juin 1781 (auteur). — Pr., R. Fillion.

C’est la seule thèse rémoise qui s’occupe des maladies des yeux.

Les Mirault ont tenu pendant près d’un siècle le sceptre de la chirurgie à Angers. Le père de celui-ci, J.-B. Christophe, était premier chirurgien de l’hèpital de cette ville et s’occupait d’ophthalmologie. C’est à lui què la thèse est dédiée.

205. — 1783. An in Spinâ ventosâ sæpius admovenda Terebra? Atf., 29 octobre.

Bac. , Charles-Pierre-Narcisse Moignon, de Chàlons-sur-Marne

Dr le 31 octobre 1783 (auteur). — Pr., L.-J. Raussin.

Dédiée par l’auteur à son père.

206. — 1787. Aër celeriter a Globo tormentario percussus, absque ejus immediato contactai, graviter lædere autetiam occidere non potest. 16 mai. Huit pages.

Bac., Jean-Baptiste Émale, de Paris, Dr le 18 mai 1787 (auteur). — Pr., J. -Cl. Navier.

Dédiée à L.-À.-J, comte de Montmorency-Laval, avec une mauvaise gravure de ses armes.

Émale réfute, par des preuves physiques et cliniques, l’hypothèse du vent du boulet.

207. — 1670. An suppressis cathameniis, calybs præparatus? AIT., 21 mars. Placard.

Bac., Louis Gautrin, de Gisors, Dr le 22 mars 1670. — Pr., P. Oudinet (auteur?).

Chalybs, fer.

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