‹ Les thèses de l'ancienne Faculté de Médecine de ReimsChapitre 57 sur 67 · Tempéraments · texte numérisé non relu

Tempéraments

245. — 1655. An biliosis noceat stibium? Aff., 23 juillet. Placard.

Bac., Barthélémy Le Febvre, du diocèse du Mans, Dr le 2't juillet 1655. — Pr., Nicolas Le Comper (auteur?).

L’exercice illégal de la médecine était déjà pratiqué à cette époque. L’auteur se plaint des pharmaciens, des chimistes et des pseudo -médecins qui administrent l’antimoine sans distinction dàge, de force, de tempérament. 11 pense que ce médicament ne convient ni aux bilieux, ni aux asthmatiques, ni aux obèses, ni aux gens robustes, ni aux tabides.

246. — 1672. An robusti longioris vitæ? Aff., 3 août. Placard.

Bac., Louis-Michel De la Vigne, de Vcrnon, l)r le 7 août 1072. — Pr., Thomas Le Fr icq ue (auteur).

La même proposition a été soutenue à Paris, le 2 janvier 1687, sous la présidence de Aie. de la Cairlière..

247. — 1673. An jocosi sint melioris habitus? AIL, 8 janvier. Placard.

Bac., Guillaume Morisse, du Havre, Dr le 21 janvier 1673.

— Pr., Pierre Oudinet (auteur).

Voici une définition du rire au bas duquel on est tenté de mettre le nom de Sganarelle :

« Risus enim est repentina aëris pulnionis anfractus occupantis per fauces expulsio propter subitam sanguinis a corde in pulmones motionem, qui sanguis in dextro cordis specu rarefactus, et inde repetitis vicibus transiens per venam arteriosam, infiat pulmonem, adeo ut aer qui in ipso continetur exire cogatur cum impetu per asperam arteriam, in quà vox inarticulata et sonora editur... »

Rendue à Reims, le 12 février 1677, par G. -F.

, Bruslé, sous la présidence de J. Lapile.

248. — 1683. An macilenti obesis ingeniosiores ? AIL, Placard.

Bac., Gabriel Griffet, de Moulins, Dr le 7 septembre 1683.

Pr., P.Rainssant (auteur).

249. — 1684. An melancholici prudentiores? AIL, 27 juin. Placard.

Bac., Amand Flon, de Landrecies, Dr le 29 juin 1684. — Pr., Raoul Lelarge (auteur).

Lelarge fit soutenir encore cette thèse le 19 juillet 1690 par Henri Desguerrois, de Troyes. — Elle renferme un essai assez curieux de craniologie : « De même que le profit saillant d une tête en poire révèle

un sot, le front large et charnu un stupide, ainsi l’on reconnaît les hommes prudents à leur tète aplatie latéralement, légèrement saillante à l'occiput et au sinciput, moyenne et bien proportionnée, avec un front long, carré, et un peu déprimé au milieu... »

250. — 1087. An in puncto tantum datur temperamentum ad pondus? Aff. Placard.

Bac., Étienne Dersu, de Guise (Aisne), Dr le 12 juillet 1087.

— Pr., Nicolas de Mailly (auteur).

251. —1090. An ad lacrymas propensi, minus ingeniosi? AIT., 30 août. Placard.

Bac., François de la Rivicrre, de Bordeaux, Drle 1er septembre 1090. — Pr., Raoul Lelarge (auteur).

Tous les êtres dont l’intelligence est peu développée — les femmes et les enfants, par exemple — pleurent facilement.

252. — 1775. An Litterati faciliùs ægrotant, difficiliùs curantur? Aff., 23 mai. Huit pages.

Bac., J.-B.-P.-Henri Caqué (vov. n° 23) (auteur). — Pr.,

D. Le Camus.

Influence, sur la santé, du travail cérébral, des veilles maladies des gens adonnés aux travaux intellectuels. Tissot a traité cette question très complètement dans. , son livre De la santé des gens de lettres (lrc éd., 1768 • 2e éd., 1769).

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