TIMBRE DIT « DE NEUCHATEL
Pour le 4° rayon (au delà de 40 lieues), on apposera deux timbres jaunes.
Les timbres-poste mis sur les lettres à destination de l'étranger n’ont aucune valeur. De même les timbres dits de poste locale ne peuvent être employés que pour les affranchissements à destination du canton de Genève (moins l’enclave de Céligny).
Lorsque les lettres dépasseront le poids d’un huitième d'once, on apposera un nombre suffisant de timbres pour représenter le montant de l’affranchissement exigé par le larif.
Pour la commodité du publie, la direction fera remettre des tableaux indiquant les principales localités de la Suisse classées par rayon.
Genève, le 23 septembre 1850.
Le Directeur des postes du 1° arrondissement,
CoLLIGNON-FAURE.
FEUILLE D’AVIS DE GENÈVE, n° 148.
Jeudi 11 décembre 1851.
Administration fédérale des postes.
Retrait des timbres-poste fédéraux.
La nouvelle loi fédérale sur les taxes postales devant entrer en vigueur le 1°" janvier 1852, le public est informé que les timbres-poste fédéraux à 5 et 10 rappen (8 et 15 centimes) seront complètement mis hors de cours à dater du 1" janvier prochain; dès le 25 décembre courant, il n’en sera plus vendu par les bureaux de poste suisses. Toutefois les timbres d’affranchissement de 5 centimes (poste locale) continueront à avoir cours pour tout le canton, sauf Céligny.
Les personnes qui auraient en provision des timbres-poste fédéraux sont invitées à les déposer avant le 24 courant au bureau des postes où, après le 1% janvier, elles pourront en réclamer la contre-valeur en nouveaux timbres-poste.
Genève, le 9 décembre 1851.
Le Directeur du 1° arrondissement,
CoLLIGNON-FAURE.
Description du timbre dit «de Neuchâtel »,
Le timbre genevois de 5 centimes, dit « de Neuchâtel », a la forme d’un rectangle debout. Au centre est l’écusson fédéral, à croix non encadrée, entouré d’ornements en arabesques et surmonté d’un cartouche portant les mots : Poste LocALE. Dans un cartouche inférieur se lit la valeur : « 5 centimes. » À propos de cette dernière inscription, il est bon de remarquer que l’s final de « centimes » a été imprimé en caractère italique, tandis que les autres lettres sont en romain. L'impression est en rouge pour l’écusson, en noir, tirant parfois sur le gris, pour le dessin. Le papier est blanc.
Le timbre se détache sur un fond orné de ciselures et est entouré d’un double rectangle au trait.
Sur la feuille d'impression, règne autour de chaque timbre un cadre formé d’une ligne très légère qui, habituellement, ne rejoint pas le cadre du timbre voisin. Cette ligne est quel-
quefois double.