‹ Les timbres-poste suisses, 1843-1862Chapitre 72 sur 184 · CANTON DE BALE · texte numérisé non relu

CANTON DE BALE

L'oblitération des timbres de Bâle est presque toujours la même : un timbre à date formé de deux cercles concentriques de 27 millimètres et demi et de 16 millimètres de diamètre.

Cette oblitération est toujours en rouge.

On trouve aussi sur les timbres de Bâle la marque « Franco », dans un rectangle à coins coupés en noir ou rouge.

Enfin il paraïtrait que l’on a rencontré sur les « colombes » de Bâle l’oblitération fédérale PD dans un ovale et l’obli-

Le | dans un carré (1).

Un certain nombre de timbres de Bâle, ayant été em-

tération

ployés après la reprise des postes par la Confédération, ont été revètus de la grille fédérale.

() Voir p. 172, n° 57.

CGHAPERR EVE

Oblitérations fédérales

Lors de l'émission des premiers timbres fédéraux, le 5 avril 1850, la Confédération indiqua, comme moyen d’oblitérer les timbres, l’apposition d’un timbre de lieu; il était également loisible d’annuler les timbres en les marquant d’une croix à la plume, à l’encre noire. Le timbre de lieu dont il est parlé ci-dessus se compose, soit simplement du nom d’une ville, sans encadrement, en caractères droits ou penchés, soit du nom de ville accompagné d’une date.

L’oblitération à la plume, qui, d’après les prescriptions fédérales, devait se faire à l'encre noire, se trouve très souvent en carmin; cette oblitération est, du reste, bien meilleure que la noire, l'encre carmin traversant complètement le papier des timbres.

Le 9 septembre de la mème année parut une instruction modifiant celle du 5 avril; l’oblitération devait se faire au moyen des deux lettres PP, appliquées sur chaque timbre; l’oblitération à la plume n’était plus autorisée que pour les dépôts de poste qui ne possédaient pas le timbre PP; cette dernière oblitération devait ètre alors apposée sur les timbres,

Descriplion des différentes oblitérations fédérales.

malgré la croix à l'encre, au premier bureau de poste qui recevait les lettres.

L’oblitération PP se trouve en bleu, en noir, en rouge et en vert; il en existe un très grand nombre de types et nous ne saurions avoir la prétention de les reproduire tous. Leur étude ne présente qu’un intérêt secondaire, puisque l’oblitération n'était pas toujours faite par le bureau de départ.

Nous donnons cependant plus loin un assez grand choix de types pris parmi ceux qui se rencontrent le plus souvent.

Le 22 octobre 1850, une nouvelle circulaire modifia les instructions précédentes. L’Administration, après avoir fait remarquer que beaucoup de timbres-poste étaient insuffisamment oblitérés et pouvaient servir plusieurs fois, donnait aux employés des postes une grande latitude dans les timbres à employer pour cette opération; en effet, après avoir indiqué comme officielles, en quelque sorte, les oblitérations par les timbres PP, PD, ou Franco, elle autorisait les bureaux de poste à annuler les timbres à l'encre, ou par toute espèce de sceaux en leur possession, pourvu que l'empreinte füt bien évidente; cependant l'Administration prescrivait que toutes les oblitérations au tampon fussent faites à l'encre noire, et donnait même la formule de l'encre à employer.

Cette dernière mesure ne fut pas observée partout, car on rencontre encore à cette époque, bien que plus rarement, des oblitérations rouges, bleues et même vertes.

Les timbres PD et Franco se présentent aussi en types nombreux; nous en reproduisons quelques-uns.

Par suite de l’autorisation donnée, un grand nombre de bureaux de poste employèrent des cachets spéciaux dont nous donnons la plupart des types à nous connus, en indiquant leur provenance, quand cela nous est possible.

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On trouve en outre l'indication d’un certain nombre de nouvelles oblitérations, ainsi que l'emploi spécial d’empreintes déjà connues, dans les traités passés entre la Suisse et différents pays.

Les traités avec la France (25 novembre 1849), avec la Belgique (12 novembre 1849), avec la Sardaigne (21 octobre 1850), par exemple, prescrivent le timbre PD pour les lettres, journaux et imprimés affranchis jusqu’à destination ; le traité franco-suisse indique le timbre P. et le traité passé avec la Sardaigne, le timbre PF., pour les lettres affranchies seulement jusqu’à la frontière (?). Ce dernier traité indique encore le timbre RL. pour les lettres provenant du rayon limitrophe (par exemple, les lettres des cantons de Vaud et Genève, à destination de la Savoie); ces timbres n'étaient pas nécessairement apposés sur le timbre-poste, mais se rencontrent cependant comme oblitérations.

On trouve également, servant au même usage, des indications de service, telles que Chargé, Recommandé ou Recommandirt, Officiel, D Bu (donné au bureau), N. Abg. (Nach Abgang — Après le départ), N. P. Schl. (Nach Post Schluss — Après la fermeture du bureau), Zu wenig frankirt (Affranchissement insuffisant), grands chiffres 5 ou 10;'ete;:

Le 1% août 1851, l'Administration décida de doter tous les bureaux de poste de timbres d'annulation identiques (grilles). Le 1° août 1853, elle fit aussi fabriquer des tampons spéciaux pour les dépôts de-poste les plus importants; ces tampons portaient le nom du bureau ou du dépôt, le quantième, le mois et l’année du jour d'emploi. Les tampons des bureaux portaient, en outre, l'indication de la fraction du jour (matin ou soir), les heures et les demi-heures; à Berne, on notait même le quart d'heure.

En 1854, l'Administration chargea M. Küster, à Berne, de faire une étude raisonnée des divers modes d’annulation des timbres-poste; M. Küster procéda à cet effet à de nombreux essais d’oblitération et de lavage de timbres et, dans son rapport en date du 1% octobre 1854, il préconisa fortement le système employé en 1851 et consistant en une série de sillons parallèles formant un losange. Le 7 décembre 1854, l'Administration imposa à tous les bureaux et dépôts le type d’oblitération indiqué par M. Küster et qui fut, nous l’avons déjà vu, employé presque seul jusqu’en

D’après ce qui précède, voici les différentes marques

que l’on rencontre sur les timbres fédéraux.

1° Ortspost, Poste locale et Rayons. — Nous trouvons d’abord sur ces timbres certaines oblitérations cantonales, telles que la rosette de Zurich et le quatrième type de Genève. Puis viennent les timbres de lieu que nous avons indiqués précédemment, les marques PP, PD et Franco, avec ou sans encadrement, des grilles diverses, des timbres à date et enfin la grille de la Confédération.

Nous ne notons ici que les annulations principales et ne parlons pas de diverses griffes spéciales, comme les cercles concentriques de Bienne, le fleuron de Pfyn, etc., qui sont

indiquées sur nos planches.

20 Helvetia assise. — On retrouve en 1854 et 1855 une partie des oblitérations précédentes (timbrés de lieu, PP, PD, etc.), mais la grande majorité des timbres du type 1854 sont annulés à cette époque avec les timbres à date ou la grille de la Confédération. En 1856, celle-ci seule figure sur les timbres; au contraire, dès le mois de juin 1857 les

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timbres à date reprennent le dessus et finissent par triom-

pher complètement.

Nous publions ci-dessous les documents relatifs à la

réglementation de l'emploi des oblitérations.

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