ACTE TROISIEME
drôr à voir... coucher tout nus, à des quat' ou cinq, sur une seule paillasse.
LE COMMIS-VOYAGEUR, objectaut tvès doucement. Permettez, mon brave homme, tout le monde n'est pas de votre avis sur le degré de misère qui règne dans ces régions. Si vous pouviez lire...
HORNIG
J'peux aussi bien lire que vous, et j'iis aussi les feuilles, moi. Mais j'peux bien savoir pTêt', j'fais assez d'tournées chez les gens. Quand on a fait l'trimard quarante années comme moi, on sait d'quoi qu'y r' tourne. LesFuller, savez-vous comment qu'ça passait pour eux? Les gosses barbotaient dans Tfumier avec les canards des voisins, cherchant qué'qu'chose à manger. Et tout ça a fini par mourir, tout nus, sur des paillasses pourries, après avoir essayé d'avaler jusqu'à des ordures pour pas crever dïaim. Et y en a comme ça des centaines et des centaines.
LE COMMIS-VOYAGEUR
Mais si vous lisez les journaux, vous devez savoir aussi que le gouvernement a ordonné une enquête, et que...
HORNIG
Ah!, on la connaît, celle-là! Y vient un gros monsieur en^çoyé par le gouvernement, et qui sait déjà tout avant d'avoir rien vu ! Y s'promène un peu dans Tvillage, sur la place, où qu'y a les plus belles maisons, mais y va pas plus-loin, y salirait ses beaux souliers. Y s'dit comme ça; ça doit et' partout comme c'que j'ai vu, y remonte en voiture, et fouette cocher ! Y n'a pus qu'à faire son rapport à Berlin, comme quoi qu'y a pas seulement trace ed'misère. S'il avait été un
Jitfisûi.
•^Ifl
ISERANDS
siye été pus haut seulement, es isolées, des pHites bicofichues qu'a valent seuler y mett' elTeu, y n'aurait is choses à BeTlin. Y z'auîr, les messieurs de Berlin, y avait d'ia disette ici. J'ieur Y avait qu'à ouvrir les yeux.
iehors la chanson des tis^
ELZEL
t leur chant du diab'.
SGAND
sens d'sus d'sous.
E WELZEL
'qu'chose {Jœgeir et Bœcher, ?, à la tête d'un fort groupe lètrent bruyamment dans a salle de Uauberge).
EGÎIR -
ice, repos. (Les nouveau?
aux différentes tables oj andSy et ils lient conver*
Hant Bœcker.
t dire, qu' vous v'ià comme
ton significatif.
qué'qu* chose! Est-ce pas,
ec un fabricant! Plus T tisserand j' m'engraisse. J'ai pasàm'plaind*.
R£CRER
n envoyé. Vive Maurice !
Teau-de-vie. Pendant qu'il reoir, il s'arrête un instant^ en se les tisserands sans rien perdre de m bonhomie, il leur dit tranquil-
onsieur tranquille, y vous a rien
JRS JEUNES TISSERANDS
t rien non pus {Madame Welzel s mots avec le voyageur. Elle afé à m^oitié bue qui reste devant .s la salle voisine. Le voyageur ié des rires des tisserands. Les t quelques mots de la chanson du
ison est notre bagne.. ■ jsigcr sont lés geôliers.
WELZEL
hantez ça où qu' vous voudrez, pas.