‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 142 sur 158 · Charrin, Soc. de 6iolo^., 1889, p · texte numérisé non relu

Charrin, Soc. de 6iolo^., 1889, p

TOXINES DU STREPTOCOQUE DE l'ÉRYSIPÈLE. 593

Le bacille pyocyanique peut s'accommoder des milieux les plus divers, mais la toxicité des principes qu'il sécrète augmente si les milieux sont riches en matériaux azotés ou albuminoïdes. Dans les milieux hydrocarbonés (glycose, glycérine, etc.) le bacille végète, mais produit à peine un peu de pigment coloré. Dans ces cas l'acidité remplace l'alcalinité qu'on observe avec les milieux azotés'.

Babès a signalé dans ces cultures outre la pyocyaniney alcaloïde depuis longtemps connu, et autrefois étudiée par Fordos, {a) une substance dichroïque, rouge brune par diffusion, soluble dans l'eau et insoluble dans le chloroforme, {b) un autre principe soluble dans l'alcool, vert à la lumière difl'use, bleu par transmission, {c) une substance rouge orangée foncée, insoluble dans la plupart des dissolvants neutres, [d) enfin, des composés aromatiques d'une odeur de fleurs de tilleul qui paraissent cristallisables et qu'on peut extraire par le chloroforme ^

Toxines du streptocoque de l'érysipèle

ET de la fièvre puerpérale.

Elles ont été étudiées d'abord par Manfredi et Traversa', puis par M. Marmorek et par M. Roger qui cultivait le microbe spécifique sur une bouillie de viande recouverte d'huile. Les liqueurs filtrées sur biscuit, après 5 jours d'étuvage à 30% tuaient les lapins à la dose de 13 à 30 cent, cubes.

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