‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 83 sur 158 · Annales Institut Pasteur, t. VIII, p. 725 et p · texte numérisé non relu

Annales Institut Pasteur, t. VIII, p. 725 et p

animaux sensibles aux venins, ils acquièrent rimmunité, du moins passagèrement, et résistent à une envenimation ultérieure. La chaleur a mis en évidence Tantitoxine qu'elle a séparée de ces sangs venimeux*.

Chez l'animal en puissance de virus vivant, la toxine qui se forme sans cesse, au moins au début, et grâce au développement même des microbes virulents, consomme ou contrebalance Taction d'une quantité équivalente de l'antitoxine qui tend à se produire; et si celle-ci ne se reproduit pas, ou n'est pas sécrétée en quantité sufdsante, la maladie suit son cours. On voit alors le pouvoir antitoxique du sang diminuer puis disparaître et l'empoisonnement suivre son

cours".

Comme nous l'avons dit du vaccin, les toxines paraissent

stimuler les cellules de l'organisme qui réagissent et se défendent grâce aux antitoxines qu'elles sécrètent contre les altérations dues au poison. Il est probable que les globules blancs produisent les substances antitoxiques en quantité plus ou moins grande suivant chaque individu, et surtout suivant qu'il y a eu, ou non, vaccination préalable. Mais l'aptitude à former ces contrepoisons n'est pas dévolue à toutes les cellules sécrétantes de l'organisme. Ainsi Klemperer a vu que le jaune de l'œuf de la poule immunisée est antitoxique, tandis que le blanc ne l'est pas.

La puissance thérapeutique de ces antitoxines touche au merveilleux. D'après L. Vaillard, des doses excessivement faibles d'une culture de tétanos très virulente filtrée sur biscuit sont mortelles pour les animaux : ainsi ^^^ de

1. Comptes rendus Acad, sciences, t. LXXl, p. 746, et Comptes rendus Soc. biol., 2 août 1895.

Page 1