A. Calmette, ibid., t. IX, p
LKS TOXI.NKS.
diiï'érenle de la subslance loxiquc du venin qui avait primitivement servi à la produire*.
Lorsqu'on injecte à un animal vivant du virus phéniqué, en place du même virus vivant, on réduit considérablement l'action toxique de ce virus, car celle-ci se borne dès lors aux effets des toxines préexistantes dans la faible proportion de virus introduit; mais l'on ne fait pas diminuer ou disparaître l'action vaccinante qui se montre encore ici indépendante de la toxicité^
Nous avons dit plus haut les raisons qui nous font admettre que les divers vaccins n'agissent qu'indirectement en excilant les cellules de l'économie. Ils peuvent donc ne pas être essentiellement spécifiques, car l'on conçoit que cette même excitation puisse se produire par des moyens très divers.
Une première preuve nous en est fournie par la vaccine Jennerienne elle-même : on sait que l'on n'a jamais pu ^passer de ce vaccin à la variole et réciproquement. Le virus vaccinal paraît donc être d'une nature spécifique différente du virus varioleux, tout en constituant son vaccin le plus efficace.
Au cours de ses expériences sur le choléra des poules, Pasteur est parvenu à conférer à ces animaux l'immunité contre le charbon en les vaccinant contre le choléra aviaire'.
Emmerich et Paulowsky paraissent avoir produit chez les animaux un état réfractaire au charbon en les inoculant avec le virus de l'érysipèle et celui du pneumocoque de