IJyg. Rundschau, 1895, p. I'jS
fournissent celle réaclion. La coloralion se produit déjà dans les cultures âgées de 12 heures. Elle peut ne pas apparaître dans celles qui sont impures. D'après Brieger, cette coloration est due à un dérivé de l'indol que Salkowski pense résulter de la formation d'un nilrite sous l'influence du bacille virgule. Pétri a confirmé la réaction de Bujwid et ia remarque de Salkowski, mais il a retrouvé quelques autres bactéries produisant aussi des nitrites et par conséquent donnant cette même réaction. Ces nitrites sont dus à la réduction des nitrates, et dans quelques cas, à l'oxydation de l'ammoniaque.
En cultivant le bacille cholérique dans de l'extrait de viande peptonisé, Brieger a observé, dans les mêmes conditions, la formation d'un pigment bleu. Pour le séparer, il traite d'abord les cultures par de l'acide sulfurique, ensuite il les rend alcalines par la soude et les agite avec de l'éther; l'évaporation de ce dissolvant laisse un résidu dont la benzine extrait le rouge de Bujwid, tandis que l'éther en retire ensuite un pigment bleu\
Jobernheim paraît avoir établi que le sang des chlolériques convalescents contient des substances immunisantes contre le choléra, du moins contre le choléra expérimental transmis aux animaux. Ce pouvoir immunisant augmente dans les cas graves, depuis la troisième semaine après le début du mal jusqu'à la sixième. A la dose de un milligramme, ce sérum peut suffire dans ces cas pour empêcher le développement de la maladie. Employé comme agent curatif, le sérum le plus énergique n'a pas donné de résultats.
1. Cetie réaction est beaucoup plus malaisée avec les cultures du bacille de Finckler-Prior.
TOXINES Dlî LA FlÈVRli JA.UNE.
Hog-Choléra et Swine-Plague. — Les cultures du bacille du Iiog-clioléra ou choléra du porc et de la swine-plague (qui paraît en être une variante) sont toxiques, même lorsqu'elles ont été stérilisées par filtration ou par un chauffage à 58° qui tue les microbes. Toutefois ces cultures filtrées à la bougie de biscuit, peuvent être portées à 100°, et même 120°, durant quelques minutes sans perdre leur toxicité. La vaccination des animaux contre ces virus s'obtient au moyen des injections prudemment faites avec les liqueurs de cultures stérilisées.
On a déjà dit (p. 186) que des cultures du bacille du hog-choléra, Novy avait retiré un alcaloïde, la susotoxine Qiojj26^2'2, Mais à côté de cette base existe aussi une substance protéique vénéneuse que Ton peut précipiter par l'alcool. Cent milligrammes de cette matière insérés sous la peau tuent les rats, sans convulsions, en 3 heures; les yeux sont injectés, les pattes étendues, un état comateux précède la mort. Les animaux auxquels on inocule peu à peu des doses faibles mais croissantes de ce poison acquièrent l'immunité contre le virus le plus actif de cette maladie.
Toxine de la fièvre jaune.
Dans le sang, les urines et les humeurs des malades atteints de fièvre jaune on ne trouve pas d'organismes aptes à être cultivés'. Au contraire, l'estomac, l'intestin et les matières vomies, contiennent une quantité prodigieuse de microbes d'espèces différentes. Cinq centimètres cubes des déjections rendues par les malades sous forme de vomissements noirs, injectés dans l'estomac d'un jeune cochon d'Inde