Fortsch. d. med., t. VI, p
solutions toxiques et reprenant le résidu par de l'alcool, ou en traitant le virus desséché par le môme dissolvant, Leber obtint un extrait fortement pyogcnétique, dont il parvint à retirer une substance très active et cristallisable en aiguilles, la phlogosine.
C'est un principe très soluble dans l'alcool et dans l'éther, à peine soluble dans l'eau, paraissant dénué d'azote mais riche en soufre. Ses cristaux peuvent être volatilisés, sans laisser de résidu. Le produit ainsi sublimé conserve ses propriétés pyogènes. Les alcalis séparent la phlogosine de ses solutions sous forme de flocons jauncUres qui se dissolvent dans les acides et peuvent rccristalliser. Le ferricyanure de potassium mêlé de sels fcrriques très étendus donne avec elle du bleu de Prusse. Les iodomercurates de potassium et de cadmium, l'iodure bismuth, forment des combinaisons insolubles qui se redissolvent dans un excès de réactif. Cette matière ne précipite pas les chlorures d'or et de platine, les acides phosphotungstique et phosphomolybdique, le tanin, l'acide picrique. Ce n'est donc pas une base.
La plus petite quantité de phlogosine appliquée sur la conjonctive produit une suppuration très active. Introduite dans la chambre antérieure de l'œil du lapin, elle occasionne la suppuration avec kératite intense.
Les cultures du staphylocoque doré, lorsqu'on les a filtrées sur biscuit, sont peu actives. Elles ne produisent qu'une faible élévation de température et un amaigrissement passager.
A côté de la phlogosine, paraissent exister dans ces cultures des albumoses toxiques en quantités variables, précipitables par le sulfate de magnésie en excès, peu