Les tractions rythmées de la langue [electronic resource]
Jusqu’à ce jour, la science médicale ne s’était occupée que de traiter la maladie, d’enrayer sa marche, de façon à prévenir ou à éloigner le plus possible son issue funeste, à préserver, en un mot, de la mort, ou à en reculer les limites.
Mais on n’avait pas attaqué, de front, le problème du traitement de la mort elle-même.
C’est ce qui nous a permis de faire la détermination expérimentale des conditions de survivance, et de rappel ou de résurrection d'un phénomène biologique fondamental dans le fonctionnement de l'organisme : ce phénomène est le réflexe respiratoire, qui constitue en son mécanisme et sa réalisation, Fonc-
tion de respiration, Ponction primordiale, la plus essentielle de la vie.
Entre le moment où se produisent les signes extérieurs, apparents de la mort, par la suspension des grandes fonctions essentielles à l’entretien de la vie, la respiration et la circulation, et le moment où s’achève la mort pour devenir réelle et définitive, — il existe une période latente d’une durée plus ou moins longue, selon la cause et la nature de la mort elle-même. Or, pendant cette période survivent et persistent les propriétés fonctionnelles des tissus et des éléments, dont la mise en jeu, par une intervention appropriée, est capable de raviver, momentanément et définitivement, la fonction totale, dont ils constituent le substratum organique et fonctionnel.
La considération et l’étude, dans ces conditions diverses, de cette survie latente des propriétés fonctionnelles des tissus et des éléments organiques, en ce qui concerne particulièrement le réflexe respiratoire, et la fonction de respiration qui en dérive, ont été le point de
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départ et le nœud de la solution du problème dont il s’agit.
Cette solution a été trouvée et gît dans un moyen aussi simple que puissant de réveiller, quand toute manifestation extérieure de la vie est éteinte, — le phénomène Biologique en question , par suite la fonction vitale qu’il constitue, et à rétablir par là le jeu Fonctionnel de l’organisme, c’est-à-dire la vie qui, sans ce
mode d’intervention, s’éteignait définitivement.
Ce moyen est le procédé des « Tractions rythmées de la langue », que le présent Livre est destiné à faire connaître complètement, en rassemblant et condensant les nombreux documents, jusqu’ici épars, qui se sont accumulés depuis deux ans , époque à laquelle nous l’avons révélé pour la première fois : ces documents démontrent, d’une façon désormais incontestable et définitive, sa puissance et son efficacité dans toutes les conditions où il est applicable, d’extinction de la fonction respiratoire ou d’asphyxie extrême, et de mort apparente, qui en est la conséquence.
Le problème et sa solution comportent, d’ailleurs, un double aspect :
Celui du Traitement de la mort , dont nous nous occupons uniquement dans ce travail;
Et solidairement celui de la certitude de la mort, résultant de V action négative du procédé dont il s’agit.
Cette seconde question, qui est à l’étude, est réservée pour une publication ultérieure.
Paris, le 20 mars 1894.
Je me fais un devoir et un plaisir d’adresser ici, publiquement, mes sincères remerciements à tous mes confrères qui ont bien voulu me communiquer leurs observations, et qui ont pris ainsi une large part aux résultats présents et à venir du Procédé; car c’est en prêchant d’exemple que l’on travaille le plus sûrement et le plus efficacement à sa vulgarisation.