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Les traditionnelles

Bien que l'usage soit de dire un mot au lecteur avant de l'introduire dans l'œuvre qui lui est offerte, j'ai cru, cette fois, pouvoir m'en abstenir-, je sens qu'il faudrait me répéter, et mes vers, quels qu'ils soient, gagneraient peu à (^tre i

ici mis en prose.

Je me suis laissé aller à des inspirations le ])lus souvent provoquées par des dates, par les différentes positions que le vent avait faites au grain de poussière, et s'il faut le dire aussi, (pielquefois par la fantaisie et dans un genre qui ne m'avait pas été jusqu'ici familier.

Dans ma rapide apparition au sein des assemblées délibérantes, j'ai ac(piis la certitude que la France n'aime l'exagération en rien, (pie la réaction y est sure et (pie d\\ sein de se .innipiilKs

profondeurs s'élève toujours quelque Qvos ego contre le violent et le fastidieux.

J'ai apporté sans calcul, avec bonne foi, mes faibles secours du côté où j'ai cru l'ordre social menacé-, s'il m'était arrivé cependant, soit dans mes sentiments, soit dans mes appréciations, de dépasser le but, je laisse au bon sens public le soin de rétablir l'équilibre, en priant toutefois le lecteur de songer que le poëte ne saurait avoir la froideur du pbilosopbe, que la muse ne se règle pas comme une pendule , et que sans trépied cette sibylle serait insupportable.

J. Reboul.

Niraes, ce' 31 juillet 1856.

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