CHAPITRE XLII. — De celui qui n’a pas fait d’exorcisme
1. Ibn-Abhâs a dit : « Un jour le Prophète vint nous trouver et dit : « On fit défiler devant moi les nations. Tantôt un prophète pas- « sait, accompagné d’un seul homme, tantôt il en passait un avec « deux hommes, tantôt il en passait un avec une troupe d’hommes,
EL-BOKHÂKI.
TITRE LXXYI
« tantôt enfin il en passait un tout seul. Ensuite je vis une troupe « nombreuse qui obscurcissait l’horizon. J’avais espéré que c’était « mon peuple, mais on me dit que c’était Moïse avec son peuple. On « me dit ensuite de regarder une masse nombreuse qui barrait l’hori- « zon. « Regarde de telle et telle façon », ajouta-t-on. Je vis alors une « masse nombreuse qui barrait l’horizon et on me dit : « Voici ton « peuple et il y aura en outre 70.000 des tiens qui entreront dans le « paradis sans qu’on leur demande aucun compte. »
« Les assistants se séparèrent sans que le Prophète leur donnât aucune explication. Les Compagnons du Prophète qui se remémoraient ces paroles disaient : « Nous, nous sommes nés idolâtres, « mais nous avons ensuite cru en Dieu et en son Envoyé, tandis que « ces personnages dont il voulait parler seraient nos enfants. » Ces paroles ayant été rapportées au Prophète, celui-ci dit : « Ceux dont « j'ai voulu parler ce sont ceux qui ne tireront pas augure des oiseaux, « qui n'emploieront ni la cautérisation(1), ni la magie et qui mettront « toute leur confiance dans le Seigneur. »
« 'Okkâcha-ben-Mihsan se leva alors et dit : « Suis-je du monde « de ces personnages, ô Envoyé de Dieu? — Oui, répondit le Pro- « phète. » Un autre musulman s’étant ensuite levé et ayant répété les « mêmes paroles, le Prophète lui répondit : « Tu as été devancé par « ’Okkâcha. »