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CHAPITRE LV

De ce qui a été raconté au sujet de l’empoisonne¬

ment du Prophète et rapporté par 'Oroua d’après 'Aïcha.

1. Abou-Horëira a dit: «Lorsque la ville de Khaïbar fut prise, on offrit à l’Envoyé de Dieu un mouton dans lequel il y avait du poison. « Qu’on rassemble devant moi tous les Juifs qui étaient ici », s’écria le Prophète. Quand ils furent réunis, l’Envoyé de Dieu leur dit : « Je vais vous adresser une question ; me répondrez-vous avec « sincérité à ce sujet? — Oui, ô Ahou-T-Qàsim, répondirent les Juifs. « — Qui est votre père (ancêtre) ? — Un tel. — Vous mentez, répliqua « 1 Envoyé de Dieu, c’était un tel. — Tu dis vrai, ripostèrent les Juifs, « et tu as raison. — Serez-vous sincère sur une autre question si je « vous la pose ? — Oui, ô Abou-l-Qâsim : et si nous mentons tu t'aper- « cevras de notre mensonge comme tu viens de le faire au sujet de « notre père. — Quels seront les gens qui peupleront l’enfer? demanda

TITRE LXXVI

« alors l’Envoyé de Dieu. — Nous y resterons peu de temps, répon- « dirent-ils, puis vous nous y remplacerez. — Restez-y, par Dieu !nous « ne vous y remplacerons jamais. » Le Prophète leur dit ensuite : « Se- « rez-vous sincères sur une question si je vous la pose? — Oui, répli- « quèrent-ils. — Avez-vous mis du poison dans ce mouton? — Oui. « — Et qu’est-ce qui vous a poussés à cela ? — Nous voulions nous « débarrasser de toi si tu étais un imposteur, car si tu étais pro- « phète cela ne pouvait te faire aucun mal. »

CHAPITRE LVI. — De l’absorption du poison ; des remèdes a employer; DE CEUX QUI OFFRENT UN DANGER ET DE CEUX QUI SONT IMPIES.

1. On rapporte, d’après Abou-Homra , que le Prophète a dit : « Celui qui se jette du haut d'une montagne pour se tuer ira dans le feu de la Géhenne ; il y sera plongé sans cesse et y demeurera éternellement. Celui qui avalera un poison pour se tuer, le gardera dans sa main et l’avalera sans cesse dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement. Celui qui se tuera au moyen d’un instrument tranchant conservera cet instrument dans la main et s’en frappera sans cesse au ventre dans le feu de la Géhenne où il demeurera éternellement. »

2. D'après Sad, son père Abou-Onaqqâs a entendu l'Envoyé de Dieu dire : « Quiconque prendra au repas du matin sept dattes * adjoua n’aura rien à redouter ce jour-là ni du poison, ni delà magie. »

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