‹ Les traditions islamiquesChapitre 138 sur 690 · COMME VÊTEMENT ET COMME TAPIS · texte numérisé non relu

COMME VÊTEMENT ET COMME TAPIS

1 . Ibn-Abbâs a dit : « Je restai pendant toute une année avec le désir d'interroger 'Omar au sujet des deux femmes qui divulguèrent un des secrets du Prophète. Mais, par intimidation, je n’osais le faire lorsqu’un jour Omar, arrivé à un certain endroit, se retira dans un buisson d’aràk. Quand il en sortit je lui posai la question et il me répondit : « C’étaient 'Àïcha et Hafsa. » Puis il ajouta : « A « l’époque anté-islamique les femmes à nos yeux ne comptaient pour « rien au point de vue de nos affaires. Un jour que j’avais eu des « mots vifs avec ma femme et qu’elle m’avait répondu grossière- « ment, je lui dis : « Et tu es encore ici? — Tu me dis cela, répon- « dit-elle, alors que ta fille se rend insupportable au Prophète. » « J’allai trouver Hafsa et lui dis : « Je t’engagea prendre garde de ne « pas désobéir à l’Envoyé de Dieu, car je t’avertis qu’il te punirait. » « Ensuite j’allai trouver Omm-Salama et lui racontai la chose: « O « Omar, je suis très surprise que toi tu te mêles de nos affaires; il « ne te reste plus qu’à te mêler des affaires de l’Envoyé de Dieu avec « ses femmes. » Et je répétai la chose (1). »

(U La lecture du verbe est douteuse ; les uns lisent , les autres ûoj^.9 .

TITRE LXXVII

« Un homme des Ansârs m’avait recommandé quand je serais témoin d’une révélation faite, pendant son absence, à l’Envoyé de Dieu d’aller lui rapporter ce qui s’était passé ; et, quand j’étais présent moi-même au moment de la révélation faite à l’Envoyé de Dieu, et qu'il était absent, c’est moi qui venais lui rapporter ce qui avait été révélé à l’Envoyé de Dieu.

« Tous les princes qui avoisinaient l’Envoyé de Dieu s’étaient soumis à lui ; il ne restait d’insoumis que le roi de Ghassan en Syrie et nous craignions qu’il ne vînt nous attaquer. Tout à coup voici l’homme des Ansârs qui arriva chez moi et me dit : « Il vient d’arriver « une grave affaire. — Et quoi donc? lui dis-je. Le roi de Ghassan « arrive-t-il? — C’est quelque chose de plus grave que cela, rcprit- « il : l’Envoyé de Dieu a répudié ses femmes. » J’allai voir ces femmes que je trouvai dans leurs appartements fondant toutes en larmes. Le Prophète était monté dans son belvédère (1) et un esclave était en faction devant la porte. M’adressant à l’esclave je lui dis : « Demande « pour moi une audience. » Le Prophète me Payant accordée, j’entrai et le trouvai couché sur une natte qui avait laissé des empreintes sur son flanc ; sa tète reposait sur un coussin de cuir rembourré de crin, et il n’y avait dans la pièce qu’une peau suspendue et des feuilles de tan. Gomme je racontais alors au Prophète ce que j’avais dit à Hafsa et à Omm-Salama et ce que m’avait répondu cette dernière, il se mit à rire. L’Envoyé de Dieu resta ainsi vingt-neuf nuits après lesquelles il descendit de son belvédère. »

2. Omm-Salama a dit : « Une nuit le Prophète se réveilla en disant : « Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu. Que de troubles sont arrivés « cette nuit ! Que de trésors ont été révélés ! Qui donc éveillera les « habitantes de ces chambres ? Combien de femmes qui sont bien « habillées en ce monde et seront nues au jour de la résurrection ! » Ez-Zohri ajoute : « Hind avait les boutons de ses deux manches « entre les doigts. »

(!) Ou cabinet situé à l’étage supérieur à celui qu’habitaient les femmes.

DES VÊTEMENTS

CHAPITRE XXXII. — Du SOUHAIT QUE L’ON DOIT FAIRE A QUELQU’UN QUI PORTE UN VETEMENT NEUF.

1. Omm-Khâlid-ben-Khâlid a dit : « On avait apporté à l’Envoyé de Dieu des costumes parmi lesquels se trouvait unekhamîsa noire.

« Qui pensez-vous qu’il faille revêtir de cette khamîsa, demanda le Prophète? » Tout le monde se taisant, le Prophète dit: « Qu’on « m’amène Omm-Khàlid. » On m’amena donc auprès du Prophète qui, de sa main, me revêtit de ce costume en disant deux fois : « Use-le jusqu'à la corde (1). » Puis, regardant les ramages de la khamîsa, il me fit un geste de la main en me disant : « Ceci est senâh. » Ishâq m’a raconté qu’une femme des a famille avait vu cette khamîsa sur Omm-Khàlid. »

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