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QUELQUE CHOSE D’ANALOGUE

1. D’après Aïcha, le Prophète se faisait, pendant la nuit, un paravent avec une natte ; le jour il s’en servait pour faire la prière et pour s’asseoir. Les fidèles se succédaient auprès du Prophète pour faire les mêmes prières que lui, et, comme ils étaient devenus nombreux, il se tourna vers eux et leur dit : « 0 fidèles ! ne pratiquez pas au delà de vos forces ; Dieu ne se lassera pas d’être bon avant que vous vous lassiez vous-mêmes. La meilleure des œuvres aux yeux de Dieu est celle qui persiste, même si elle est courte. »

CHAPITRE XLIV. — Des boutons en or. — El-Leïts a dit: « Ibn-Abou- Moleïka m’a rapporté tenir de El-Misouar-ben-Makhrama que son père , Makhrama, lui a dit : « Mon cher enfant, je viens d’apprendre que le Pro- « phète a reçu des qabâ et qu’il est en trainde les distribuer , allons-y ensemble. » Nous nous y rendîmes et trouvâmes le Prophète dans sa demeure. « Mon « cher enfant , me dit mon père, demandes-en un pour moi au Prophète. » Comme cela m’intimidait, je lui répondis : « Comment oserai-je demander « pour toi à l’Envoyé de Dieu. — Mon cher enfant, reprit-il, ce n’est pas un « homme intimidant. » Je fis ma demande au Prophète qui sortit et revint portant une qabâ en satin garnie de boutons en or. « O Makhrama, dit le « Prophète, je l’avais mise en réserve pour toi. » Et alors le Prophète la lui remit. »

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