CHAPITRE Cl. — De celui qui prend en croupe quelqu’un derrière lui
1. Mo ' âdz-ben-Dj abal a dit: « Un jour que j étais en croupe derrière le Prophète séparé de lui seulement par le troussequin du bat., le Prophète me dit : « Hé ! Mo'âdz ! — A vos ordres et à votre dis- « position, ô Envoyé de Dieu. » — Après avoir marché quelques instants, il me dit de nouveau : « Hé ! Mo'âdz ! — A vos ordres et à « votre disposition, ô Envoyé de Dieu. » Nous marchâmes encore un instant et il me dit de nouveau : « Hé ! Mo'âdz ! — A vos ordres et «< à votre disposition, ô Envoyé de Dieu. — Sais-tu, reprit-il, les « devoirs que Dieu a imposés à ses adorateurs ? — Dieu et son Envoyé <( le savent mieux que personne. — Les devoirs des hommes envers « Dieu, dit-il, c'est qu’ils l’adorent et qu’ils ne lui associent aucun « être. » Nous continuâmes à marcher quelques instants, il me dit de nouveau : « Hé ! Mo'âdz-ben-Djabal ! — A vos ordres et à votre dis- « position, ô Envoyé de Dieu. — Sais-tu ce que Dieu devra aux « hommes s’ils le font? — Dieu et son Envoyé le savent mieux que « personne », répondis-je. Et il ajouta : « Dieu devra aux hommes de « ne point les châtier. »