CHAPITRE CIL — De ces paroles du Prophète : « Il n’y a de vraiment
généreux que le cœur du croyant. » — Le Prophète a dit également : « Il n’y a de véritable failli que celui qui fera faillite au Jour de la Résurrection . Il ny a de braves que ceux qui sont maîtres d’eux quand ils sont en colère. Il n’y a de vrai souverain que Dieu », indiquant qu’il a
(0 Sous prétexte qu’il sert à faire une également « la vigne », et l’on disait que liqueur prohibée. la vigne avait été ainsi nommée parce
(2) Le mot employé ici en arabe signifie que le vin développait la générosité.
TITRE LXXVIII
seul la souveraine puissance. En parlant des rois , il a dit : « Quand les rois entrent dans un bourg ils le corrompent (0.
1. Abon-Horeira rapporte que l'Envoyé de Dieu a dit: « Ils appellent (la vigne)1 (2) généreuse ; or il n’y a de généreux que le cœur du Croyant. »
CHAPITRE CÏII. — De CETTE EXPRESSION : « Je DONNERAIS POUR TOI LA vie de mon père et celle de ma mere. » — Ez-Zobeïr en a fait mention dans un hadits du Prophète.
1. 'Ali rapporte qu'il n’a entendu l'Envoyé de Dieu se servir de cette expression qu'avec Sa'd. Il entendit l’Envoyé de Dieu lui dire : « Tire ! toi pour qui je donnerais la vie de mon père et celle de ma mère. » C'était, je crois, ajoute-t-il, le jour de la bataille de Ohod.
CHAPITRE CIV. — De cette expression: « Dieu fasse de moi ta rançon. » — Abou-Bekr a dit au Prophète : « Nous donnerions pour ta rançon nos pères et nos mères. »
1. Anas-ben-Mâlik rapporte que lui et Abou-Talha rentraient à Médine avec le Prophète, ce dernier ayant pris en croupe Safîyya sur sa chamelle. En cours de route la chamelle buta. Le Prophète et sa femme furent précipités sur le sol. Abou-Talha — à ce que croit Anas — sauta à bas de sa monture, s’approcha de l’Envoyé de Dieu et lui dit : « 0 Prophète de Dieu, Dieu fasse de moi ta rançon, t'es-tu fait mal? — Non, répondit-il, mais occupe-toi de la femme. » Abou-Talha se couvrit le visage de son manteau, se dirigea vers la femme et jeta sur elle son manteau pour la dérober aux regards. La femme se releva et, quand Abou-Talha eut sanglé de nouveau la chamelle, le Prophète et sa compagne remontèrent sur l’animal. Ils continuèrent leur route et, arrivés aux abords de Médine — ou suivant une variante, en vue de cette ville — le Prophète se mit à dire : « Revenant à leur Seigneur, se repentant h lui, l'adorant, le
(1) Ou : le détruisent.
(2) Le mot manque dans l’édition de Klirehl.
DE L’ÉDUCATION
louant. » Et il ne cessa de répéter ces paroles jusqu'à ce qu’il fût entré à Médine.