‹ Les traditions islamiquesChapitre 282 sur 690 · SIESTE · texte numérisé non relu

SIESTE

1 . D’après Anus, Omm-Solaïm étendait un tapis de cuir pour le Prophète afin que celui-ci y fît la sieste quand il était chez elle. Quand le Prophète était endormi elle recueillait sa sueur qu’elle mettait avec des cheveux du Prophète pour les incorporer ensuite dans une pâte parfumée. Quand Anas fut sur le point de mourir il recommanda qu’on mît dans son linceul un peu de cette pâte, ce qui fut fait.

2. Anas-ben-Mâlik a dit : « Quand l’Envoyé de Dieu se rendait à Qohâ il entrait chez Omm-Harâm-bent-Milhân qui lui offrait à manger. Elle était sous la puissance maritale de 'Obâda-ben-Es-Sâmit. Un jour que le Prophète était venu et qu’elle lui avait offert à manger, il fit la sieste et se réveilla ensuite en riant. « Pourquoi ris-tu, ô Envoyé « de Dieu ? lui demanda-t-elle. — C’est, répondit-il, parce qu’on m’a « montré des gens de ma nation allant combattre dans la voie de Dieu « et, embarqués au milieu de cette mer, princes sur des trônes — « ou, suivant une variante, tels des princes sur des trônes. — Invoque « Dieu, reprit-elle, pour qu’il me fasse faire partie de cette troupe. » Le Prophète fit cette invocation, puis reposant sa tète il se rendormit

(!) « L’homme à la poussière. »

TITRE LXXIX

de nouveau. Comme il se réveillait une seconde fois en riant, Omm- Ilarâm lui dit : « Pourquoi ris-tu? ô Envoyé de Dieu. — C’est, reprit- « il, parce qu’on m’a montré des gens de ma nation allant combattre « dans la voie de Dieu et embarqués au milieu de cette mer, princes « sur des trônes — ou, suivant une variante, tels des princes sur des « trônes. — Invoque Dieu, répéta-t-elle, pour qu il me fasse faire « partie de cette troupe. — Tu fais déjà partie de la première », répliqua-t-il. Omm-Harâm s’embarqua en effet au temps de Mo'âouïa ; au moment où elle venait de débarquer, sa monture tomba et elle mourut. »

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