CHAPITRE X. — De l’invocation a faire quand on se réveille la nuit
1. Ibn-Abbâs a dit : « Je passai la nuit chez Maïmouna. Le Prophète se leva, accomplit ses besoins, se lava la figure et les mains puis s’endormit. 11 se leva de nouveau plus tard, alla prendre l outre, la détacha, fit une ablution moyenne sans excès, mais suffisante
(0 Qastallàni ajoute ici l’explication de rate vu ; cette addition ne se trouve pas quelques mots du Coran dans la sou- dans l’édition de Krehl.
DES INVOCATIONS
cependant, puis il fit la prière. Je me levai subrepticement craignant qu’il vît que je l’observais et fis mes ablutions. Le Prophète se mit en devoir de commencer la prière et, comme je m’étais placé à sa gauche, il me prit par l’oreille et me fit passer à sa droite. Sa prière comporta treize reka'a. Il se recoucha, dormit et se mit à ronfler, car il ronflait en dormant. Bilâl ayant ensuite annoncé la prière, il la fit sans procéder à une nouvelle ablution. Dans l’invocation qu’il prononça il disait : « Grand Dieu, mets la lumière dans mon cœur ; mets la « lumière dans mes yeux ; mets la lumière dans mes oreilles, mets-la « à ma droite et à ma gauche, au-dessus de moi, au-dessous de moi, « devant moi, derrière moi, remplis-moi de lumière. » Koraïb (P affranchi d’Ibn-'Abbâs) ajoute : « Il y a sept choses dans la cavité thoracique (1). » C’est ce que m’a raconté un des descendants d’Ibn-'Abhâs en les énumérant: nerfs, chair, sang, poils, peau et deux autres choses. »
2. Ihn-Abbâs rapporte que le Prophète, lorsqu’il se levait la nuit pour prier, disait : « Grand Dieu, à toi la louange, tu es la lumière des cieux, de la terre et de tous ceux qu’ils renferment. A toi la louange ; c’est toi qui diriges les cieux, la terre et tous ceux qu’ils renferment. A toi la louange, tu es la vérité ; ta promesse est une vérité, ton dire est une vérité ; ta rencontre future est une vérité ; le paradis est une vérité ; l’enfer est une vérité ; l’heure suprême est une vérité ; les prophètes sont une vérité; Mohammed est une vérité. Grand Dieu, je me livre à toi et c’est en toi que je mets ma confiance ; c’est en toi que je crois ; c’est vers toi que je retournerai ; c’est avec toi que j’ai lutté, c’est devant toi que je cite les rebelles. Pardonne-moi mes fautes passées et celles à venir, pardonne-moi ce que je fais en secret et ce que je fais en public ; tu es celui qui met en avance les choses et les retarde ; il n’y a pas de divinité si ce n’est toi et pas de divinité autre que toi. »
(1) Le mot arabe signifie exactement « boîte », « châsse ».
TITRE LXXX