CHAPITRE XXXV. — Du REFUGE AUPRÈS 1)E DlEU CONTRE LES TROURLES
I . D’après Anas, on avait interrogé l’Envoyé de Dieu au point de l’importuner, Il se mit en colère, monta en chaire et dit : « Vous ne m’interrogez aujourd’hui que sur des choses que je vous ai déjà expliquées. » Comme, ajoute Anas, je regardais à droite et à gauche je vis chacun des fidèles cacher sa tète sous son voile en pleurant. Puis un homme qui, au cours de ses querelles avec les gens, était appelé par un autre nom que celui de son père, dit : « O Envoyé de Dieu, qui est mon père? — Hadzâfa », répondit-il. Omar se leva alors et dit : « Nous avons accepté Dieu comme seigneur, l’islam comme religion et Mohammed comme envoyé. Nous nous réfugions auprès de Dieu contre les troubles. — Jamais, reprit TEnvoyé de Dieu, je n’ai vu le bien et le mal comme aujourd’hui. Le paradis et l’enfer ont pris forme pour moi en sorte que je les ai vus en arrière du mur. » En citant ce hadîts, Qatâda ajoutait ce passage du Coran : « O vous qui croyez, ne questionnez pas sur des choses qui, si elles vous étaient dévoilées, pourraient vous nuire » (sourate v, verset 101).