‹ Les traditions islamiquesChapitre 320 sur 690 · LA DOULEUR · texte numérisé non relu

LA DOULEUR

1 . D'après ' A ïcha , le Prophète a dit : « Grand Dieu, fais que Médine me soit aussi chère que la Mecque ou plus encore. Transporte ses

fièvres à El-Djohfa. Grand Dieu, fais prospérer pour nous nos modd

et nos sa . »

2. 1 Amir-ben-Sa d rapporte que son père a dit : « Pendant son pèlerinage d’adieu, l'Envoyé de Dieu vint me visiter au cours d’une maladie qui avait failli me faire mourir. « 0 Envoyé de Dieu, lui « dis-je, tu vois à quel degré je suis atteint par la maladie. J'ai de la « fortune, mais pas d’autre héritier qu'une fille unique. Puis-je faire « une libéralité des deux tiers de mon bien ? — Non, me répondit-il. — « La moitié? repris-je. — Le tiers, répliqua-t-il, sera déjà beaucoup. « Mieux vaut que tu laisses tes héritiers riches plutôt que de les laisser « dans le dénuement réduits à tendre la main. Tu ne saurais faire une « dépense en vue d’être agréable à Dieu sans en être récompensé par

DES INVOCATIONS

« lui, même pour le morceau de pain que tu mets dans la bouche de « ta femme. — Alors, repris-je, je resterai en arrière de mes compa- « gnons. — Non, répliqua-t-il, tu ne resteras pas en arrière ; toute « œuvre que tu feras en vue d’ètre agréable à Dieu ne manquera pas « de t’élever en rang et en degré. Peut-être seras-tu devancé, mais ce « sera pour être profitable à certains fidèles et nuire aux infidèles. « Grand Dieu, complète l’émigration de mes Compagnons et ne les « fais pas retourner en arrière. Mais le malheureux sera Sa'd-ben- « Khaula. » Le Prophète, ajouta Sa'd, fit son éloge funèbre lorsqu’il mourut à la Mecque.

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