CHAPITRE XIII. — De cette expression : « Par la vie de Dieu
1. ' Oroua-ben-Ez-Zobéir , Saîd-ben-El-Mosayyab, ' Alqama-ben- Ouaqqâs et ' Obaïd- Allah-ben- Abdallah ont rapporté un hadits relatif aux accusations mensongères portées contre 'Aïcha, la femme du Prophète, et à la réfutation qu’en fît Dieu. Dans ce hadits se trouvaient ces mots : « Le Prophète se leva et demanda qu'on fit justice de 'Abdallah-ben-Obayy. Alors Osaïd-ben-Hodaïr se leva et dit à SaTlben-'Obada : « Par la vie de Dieu, je le tuerai. »
CHAPITRE XIV. — De ces mots du Coran : « Dieu ne vous punira pas pour une méprise dans vos serments, mais il vous punira pour ce qui sera V œuvre de vos cœurs. Il est clément et miséricordieux » (sourate n, verset 225).
1. 'Oroua-ben-Ez-Zobéir rapporte que, d’après 'Aïcha, ces mots : « Dieu ne vous punira pas pour une méprise... » ont été révélés à propos des expressions: « Non, par Dieu. Certes, par Dieu ».
CHAPITRE XV. — De celui qui, par oubli, viole son serment. — De ces mots du Coran: « ...Il n’y aura pas pour vous de péché si vous vous trompez à cet égard... » (sourate xxxm, verset 5). — « Ne me blâme pas d’avoir oublié... » (sourate xvm, verset 72).
1 . Abou-Horéira rapporte que le Prophète a dit : « Dieu excusera chez mon peuple les suggestions du dehors et de l’âme tant qu’elles ne se traduiront ni en actes, ni en paroles. »
2. ' Abdallah-ben- Amr-ben-El- As rapporte que le jour du sacrifice, pendant que le Prophète faisait un sermon, un homme vint à lui et lui dit : « 0 Envoyé de Dieu, je croyais que ceci et ceci(1> devaient se faire avant ceci et ceci. » Un autre fidèle se leva à son tour et dit : « 0 Envoyé de Dieu, je croyais telle et telle chose au sujet de ces trois rites. — Continue à agir, répondit le Prophète, il n'y a pas de
(1) Il s’agissait de cérémonies du pèle- s’étant trompé, il devait tout recommenriuage et l’homme demandait s’il avait cer sous peine de perdre le bénéfice de suivi exactement l’ordre voulu ou si, . son pèlerinage.
TITRE LXXXIII
faute commise, ces choses devant toutes être faites aujourd’hui. » A partir de ce moment, à toutes les questions qui lui furent posées ce jour-là, le Prophète répondit : « Continue à agir, il n'y a pas de faute commise. »
3. Ibn-Abbâs rapporte qu’un homme ayant dit au Prophète : « J’ai fait la visite avant de lancer les pierres » , le Prophète lui répondit : « Il n'y a pas de faute commise. » Un autre ayant dit qu’il s’était rasé avant de sacrifier sa victime, il lui répondit de même et il répondit également de la même façon à celui qui lui disait qu’il avait sacrifié sa victime avant de lancer les pierres.
4. D’après Abou-Horëira, un homme entra dans la mosquée et y fit sa prière pendant que TEnvoyé de Dieu était lui-même dans la mosquée. L'homme étant venu ensuite saluer le Prophète, celui-ci lui dit: (c Retourne faire ta prière, car tu ne Tas pas faite. » L’homme pria et vint saluer le Prophète. Celui-ci lui rendit son salut et lui dit de nouveau : « Retourne faire ta prière, car tu ne l’as pas faite. » A la troisième fois l’homme dit: « Enseigne-moi. — Quand, répondit le Prophète, tu veux commencer la prière, fais d'abord les ablutions complètes, puis tourne ton visage du côté de la qibla. Fais alors le tekbir et récite ce que tu sauras du Coran ; incline-toi ensuite, reste un moment incliné, relève après cela la tête de façon à être bien debout. Prosterne-toi ; reste un instant prosterné, puis relève-toi en redressant ton buste et reste assis. Prosterne-toi de nouveau, reste un instant prosterné, puis relève-toi et redresse-toi jusqu’à ce que tu sois bien debout. C’est ainsi que tu devras faire dans toutes tes prières. »
5. ' Or ouci-ben-Ez-Z obéir rapporte que Aïcha a dit : « Le jour de Ohod les polythéistes éprouvèrent une défaite inoubliable pour eux. Iblîs se mit alors à crier : « Hé ! adorateurs de Dieu, attention à vos derniers rangs ! » Aussitôt les premiers rangs revenant sur leurs pas s’attaquèrent aux derniers rangs. Hodzaïfa-ben-El-Yemân regardant devant lui aperçut son père. « Mon père ! mon père » ! s’écria-t-il.
« Par Dieu, dit Aïcha, avant qu’on n’eût pu s’interposer cet homme était tué. — Dieu vous pardonne ! » dit alors Hodzaïfa. « Par Dieu?
DES SERMENTS ET DES VŒUX
ajoute 'Oroua, Hodzaîfa ne cessa pas, jusqu’à sa rencontre avec Dieu, de conserver le douloureux souvenir de cet événement. »
G. Selon Abou-Horèira, le Prophète a dit : « Quiconque, par inattention, a mangé pendant qu'il jeûne n’aura qu'à achever son jeûne, car c'est Dieu seul qui l’a fait manger et boire. »
7. Abdallah-ben-Bohaina a dit: « L’Envoyé de Dieu présidant à notre prière, se leva durant les deux premières reka' avant de s'asseoir et poursuivit sa prière. Quand il l’eut achevée, les fidèles attendirent qu'il fit la salutation finale; mais, avant la salutation finale, il fit le tekbir, se prosterna, releva la tète, puis de nouveau fit le tekbir, se prosterna et enfin releva la tète et lit la salutation finale. »
8. Ibn-MasAud rapporte que le Prophète présidant la prière du dohr y ajouta ou en retrancha quelque chose (suivant une variante). « O Envoyé de Dieu, lui dit-on, as-tu raccourci la prière ou en as-tu oublié une partie? — Comment cela? répondit-il. — Tu as prié, lui répliqua-t-on, de telle et telle façon. » Le Prophète alors se prosterna à deux reprises en disant: « Ces deux prosternations sont pour ceux qui ne savent pas s’ils ont ajouté quelque chose à la prière ou en ont retranché une partie. Dans le cas où le fidèle a des doutes sur ce point, qu’il achève ce qui lui reste à faire de la prière et qu’ ensuite il fasse deux prosternations. »
9. Obayy-ben-Ka b rapporte qu’il a entendu l’Envoyé de Dieu dire que ces mots : « Ne me blâme pas d’avoir oublié tes ordres et ne m'impose point des obligations trop difficiles » (sourate xvm, verset 72), s’appliquaient au premier oubli de Moïse.
10. D’après Ech-Chabi, El-Barà-ben-'Azib rapporte qu’ayant chez lui des hôtes avait donné ordre à ses gens de tuer, avant son retour, un animal dont la chair devait servir à nourrir ses invités. L’animal ayant été égorgé avant la prière (de la fête des sacrifices), le Prophète, à quion en avait parlé, ordonna d’en égorger un autre.
<c O Envoyé de Dieu, dit El-Barà, j’ai une chèvre de deux ans, chèvre laitière, qui donnera plus de chair que deux moutons. » Ici s’arrête le hadits de Ech-Chabi. Le même hadits a été rapporté d’après
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Mohammed-ben-Sîrîn qui s’arrête au même endroit en disant: «Je ne sais si cette tolérance s'appliqua à d’autres que El-Barâ. »
Indication d’un autre isnâd.
11. Djondob a dit : « J’ai vu le Prophète un jour de fête ; il fit un sermon, puis il ajouta : « Que celui qui a égorgé sa victime en « immole une autre à sa place. Quant à ceux qui n'ont pas encore « égorgé leur victime, qu’ils l'égorgent. »