CHAPITRE IV. — Des coups avec branches de palmier et chaus
sures.
1 . ' Oqba-ben-El-Hârits rapporte qu’on amena au Prophète No'aïmàn — ou le fils de No'aïmàn — en état d’ivresse. Cela peina le Prophète qui enjoignit à ceux qui étaient dans la maison de le frapper. On le frappa avec des branches de palmier et des chaussures et je fus de ceux qui le frappèrent.
2. Anas a dit: « Le Prophète fit frapper pour ivresse avec des branches de palmier et des chaussures. Abou-Bekr infligea quarante coups de nerf de bœuf. »
3. Abou-Horeïra a dit : « On amena au Prophète un homme qui avait bu. « Frappez-le », dit-il. Abou-Horeïra ajoute : « Les uns, parmi nous, le frappèrent avec la main, d’autres avec leurs chaussures, d’autres enfin avec leurs vêtements. Quand le coupable se retira, un des assistants lui dit : « Dieu f avilisse ! — Ne dites « pas cela, s’écria le Prophète, n’aidez point Satan contre cet « homme. »
4. ' O maïr-ben-Said-En-Nekha ' y y a entendu Abi-ben-Abou-Tàlib dire : « Quand j’ai infligé à quelqu’un une peine qui a entraîné sa mort, cela ne m’a causé de peine que s’il s’agissait d’une pénalité pour ivresse ; dans ce cas j'aurais volontiers donné le prix du sang et cela parce que l'Envoyé de Dieu n'a rien prescrit de précis à l’égard de l'ivresse. »
5. Es-Sâïb-ben-Yezîd a dit : « Du temps du Prophète, sous le califat d’ Abou-Bekr et au début du califat de Omar, quand on nous amenait un homme ivre nous le frappions de nos mains, de nos chaussures et de nos manteaux. Gela dura jusque vers la fin du califat de Omar qui fit infliger quarante coups de nerf de bœuf. En cas
DES PEINES CRIMINELLES
de récidive et de rébellion la peine était portée à quatre-vingts coups. »
CHAPITRE Y. — Il est répréhensible de maudire l’homme ivre, car il n’est pas hors la religion.
1, * Omar-ben-El-Khattâb rapporte que, du temps du Prophète, il y avait un homme appelé 'Abdallah et surnommé Himàr(1) qui taisait rire l'Envoyé de Dieu. Celui-ci P avait déjà frappé pour cause d’ivresse. Or un jour qu’on avait amené cet homme et que le Prophète avait donné ordre de le frapper, quelqu’un de l’assistance dit : « Grand Dieu, maudis-le ; car voici bien souvent qu’on l’amène pour ivresse. — Ne le maudissez pas, dit le Prophète ; par Dieu, je suis sûr qu’il aime Dieu et son Envoyé. »
2. Abou-Horêira a dit : « On amena un homme ivre au Prophète qui ordonna de le frapper. Certains d’entre nous le frappèrent avec leurs mains, d’autres avec leurs chaussures et quelques-uns avec leurs manteaux. Quand le coupable se retira un des assistants dit: « Dieu l’avilisse ! — Ne venez pas en aide à Satan contre votre « frère », s’écria l’Envoyé de Dieu.