DEUX SOLUTIONS
J. Abou-Salâma rapporte, d’après Abou-Horeïra, que les Khozà'a, l’année do la prise de la Mecque, avaient tué un homme des Benou- Leïts pour venger un des leurs tué du temps du paganisme. L’Envoyé de Dieu prit alors la parole en ces termes : « Dieu a préservé la Mecque de l’Éléphant (1) et il l’a placée sous l’autorité de son Envoyé et des Croyants. Cette ville n’a jamais perdu son caractère sacré avant moi et ne le perdra plus dorénavant. Elle n’a perdu pour moi
(!) C’est-à-dire de la conquête des Abyssins.
DU PRIX DU SANG
son caractère sacré qu’une partie d’un seul jour. A cette heure, elle est sacrée ; ses épines ne seront plus coupées, ses arbres ne seront pas abattus, les objets qui y seront trouvés appartiendront à celui qui les réclamera (comme lui appartenant). Celui dont un des siens aura été tué (sur son territoire) aura à choisir entre ces deux solutions : ou bien payer la composition ou bien être mis à mort. »
Un homme du Yémen, surnommé Abou-Châh, dit alors: «O Envoyé de Dieu, donne-moi cela par écrit. — Que l’on écrive ces paroles pour Abou-Châh », dit le Prophète. Un homme des Qoraïch se leva ensuite et dit: « O Envoyé de Dieu, sauf Yidzkhîr^ que nous employons pour nos maisons et nos tombeaux. — Sauf l’idzkhîr », reprit le Prophète.
Indication de deux variantes.
2. Ibn-Abbâs a dit: « Le talion existait chez les Benou-Israïl, non la composition. Le Coran a dit aux musulmans « ... la peine du « talion vous est prescrite pour le meurtre... celui à qui remise sera « faite de cette peine par son frère... » (sourate n, verset 173). — « Cette « remise » consiste, dit Ibn-'Abbâs, à accepter le prix du sang pour le meurtre intentionnel. Et ces mots « doit être traité avec générosité » signifient qu’il doit demander une somme raisonnable et que le coupable doit payer généreusement. »