CHAPITRE XVII. — Celui qui se tue accidentellement n’a pas droit
AU PRIX DU SANG
1. Yezîd-ben-Abou- Obaid rapporte que Salama a dit: « Nous partîmes pour Khaïbar avec le Prophète. Un des hommes dit : « O « Amir, fais-nous donc entendre une de tes œuvrettes. » 'Amir leur ayant chanté une marche, le Prophète demanda qui excitait les vovageurs à la marche. « C’est Amir, lui répondit-on. — Dieu lui « fasse miséricorde (2) ! s’écria le Prophète. — 0 Envoyé de Dieu, « dirent les fidèles, pourquoi ne nous as-tu pas fait pareille fa- « veur? »
« Dans la matinée du lendemain, Amir ayant péri, les fidèles dirent : « 11 a perdu le bénéfice de ses œuvres puisqu'il s’est tué. » Quand je revins, ajoute Salama, les fidèles racontant entre eux que
'Amir avait perdu le bénéfice de ses œuvres, j’allai trouver le Prophète et lui dis : « 0 Prophète de Dieu pour qui je donnerais la vie de « mon père et de ma mère, on prétend que 'Amir a perdu le béné- « fice de ses œuvres. — Celui qui a dit cela, répondit le Prophète, « en a menti ; il aura deux récompenses, car il a été zélé et il a « combattu dans la voie de Dieu. Quelle mort lui serait plus profitable ? »