CHAPITRE XVIII. — Des sentences de cadi et de la répudiation par
anathème dans la mosquée. — 'Omar prononça la répudiation par anathème auprès de la chaire clu Prophète. — Choraïh, Ech-Cha'bi et Yahyaben-Ya'mar jugèrent dans la mosquée. — Merouân déféra le serment à Zéïd-ben-Tsâbit auprès de la chaire. — El-Hasan et Zorâra-ben-Aufa rendaient la justice sur la place qui se trouvait en sortant de la mosquée.
1. Sahl-ben-Sad a dit : « J’ai assisté à la répudiation par anathème alors que j'avais quinze ans. Les deux conjoints furent sépa¬
res. »
2. D’après Sahl, de la tribu des Benou-Sà'ida, un homme des Ansârs vint trouver le Prophète et lui dit : « Que doit' faire celui qui trouve un homme avec sa femme ? Doit-il le tuer ? » La répudiation par anathème fut alors prononcée dans la mosquée et j’en fus témoin .
CHAPITRE XIX. De celui qui, dans la mosquée, a rendu un jugement COMPORTANT UNE PEINE GRAVE ET QUI ORDONNE DE FAIRE SORTIR LE CONDAMNÉ DE LA MOSQUÉE POUR Y SUBIR SA PEINE. — . * Omar a dit ■ « Us le firent sortir de la mosquée. » — On rapporte d' Ali quelque chose d'analogue.
I . Abou-Horeïra a dit : « Pendant que l’Envoyé de Dieu était dans la mosquée, un homme vint et l’interpella en ces termes : « O Envoyé de Dieu, j’ai forniqué. » Le Prophète détourna la tète ; puis, comme l’homme avait répété quatre fois cet aveu, il lui dit: « Tu es « fou? — Non, répondit l’homme. — Alors, reprit le Prophète, « qu’on l’emmène et qu’on le lapide. » Djâbir-ben-' Abdallah a dit qu’il était de ceux qui le lapidèrent au mosalla. »
Indication d’nne légère variante.