LE FAIT QU’EN VUE D?UN PROFIT MONDAIN
1. Abou-Horëira rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Il y a trois personnes à qui Dieu n’adressera pas la parole au jour de la Résurrection, qu’il n'habilitera pas et auxquelles il réserve un châtiment douloureux. L’homme qui, en voyage, ayant plus d’eau qu'il ne lui en faut, en refuse au passant ; l'homme qui prête serment de fidélité et, ne le fait qu’en vue d’un profit mondain, qui est fidèle à son engagement si on lui donne ce qu’il désire et ne l’est pas dans le cas contraire; enfin l’homme qui, après Y asr, vend une marchandise à quelqu’un en jurant par Dieu qu’on lui en a offert telle et telle somme, alors que cela n’est pas exact, et que l’acheteur confiant en sa parole a pris cette marchandise. »
CHAPITRE XLIX. — Du serment de fidélité prêté par les femmes. — Une tradition du Prophète est rapportée à ce sujet par lbn-Abbâs.
1. * Obâda-ben-Es-Sâmit rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit en sa
DES SENTENCES
présence : « Nous sommes réunis ici pour que vous me prêtiez serment de fidélité en vous engageant à ne rien associer à Dieu, à ne commettre ni vol, ni fornication, à ne pas tuer vos enfants, à ne point commettre d’accusation mensongère avec ce qui est entre vos mains et entre vos pieds (1) et de ne point être rebelles au bien. Celui d’entre vous qui sera fidèle à cet engagement trouvera sa récompense auprès de Dieu. Celui qui, en ce monde, aura subi un châtiment pour une infraction à ces engagements, ce châtiment lui servira d’expiation. Quant à celui qui aura commis une infraction que Dieu aura tenue secrète, c’est à Dieu qu’il appartiendra de le châtier s’il le veut ou de lui pardonner s’il lui plaît. » C’est là-dessus que nous prêtâmes serment de fidélité.
2. * Aïcha a dit : « Le Prophète faisait prêter serment de lidélité aux femmes en leur faisant prononcer ce verset du Coran : « . . . Qu elles « n’associent rien à Dieu... » (sourate lxv, verset 12), et elle a ajouté : « Jamais la main de l’Envoyé de Dieu ne toucha la main d’une femme à moins que celle-ci ne lui appartînt.
3. Omm- Atïyya a dit : « Nous prêtâmes serment de fidélité au Prophète qui nous fit réciter le verset du Coran : « ... Quelles n’as- « socient rien à Dieu, etc. » et nous interdit les lamentations sur les morts. L’une d’entre nous retenant sa main dit alors : « Une telle s’est associée à moi dans mes lamentations et je voudrais l’en récompenser. » Le Prophète n’ayant rien répondu, elle partit alors et revint (prêter serment). Aucune femme ne se conforma à l’interdiction du Prophète^, sauf Omm-Solaïm, Oniui-El- Alà et la fille d’Abou-Sabra, femme de Mo'âdz — ou, suivant une variante, la fille d’Abou-Sabra et la femme de Mo'adz. »